Écriture et événement

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

1er, 3e et 5e mardis du mois de 11 h à 13 h (salle 5, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 16 novembre 2010 au 31 mai 2011

Les séances du séminaire seront réparties entre 1) la poursuite d'une tentative de "retour au baroque" qui saisit dans un même regard les expériences historiques et historiographiques du baroque entre XVIIe et XXe siècle et 2) l'amorce d'une recherche partant de l'expression "tenir pour événement" : il s'agira d'abord d'identifier des situations historiographiques, anciennes (XVIe-XVIIIe siècle) ou plus récentes, dans lesquelles ce qui advient est construit comme événement dans une écriture. On travaillera aussi bien sur des productions historiographiques non professionnelles et non académiques que sur des textes d'érudition, en particulier celle qu'on qualifie de locale. Par ailleurs quelques séances seront consacrées à la discussion de travaux d'étudiants de master ou de doctorat.

Aires culturelles : Europe, France,

Suivi et validation pour le master : Obligatoire sur l'année (bi-mensuel)

Mentions & spécialités :

Domaine de l'affiche : Histoire - Histoire et civilisations de l'Europe

Intitulé général : Histoire et historiographies du "XVIIe siècle français"

Renseignements : Christian Jouhaud, Centre de Recherches Historiques, 54 bd Raspail 75270 Paris Cedex .

Direction de travaux d'étudiants : mardi de 14 h 30 à 16 h, Grihl, 96 bd Raspail, 75006 Paris et (de préférence) sur rendez-vous.

Réception : Christian Jouhaud, par courriel et par tél. : 06 68 01 34 73.

Niveau requis : pas de niveau exigé, mais prise de contact préalable souhaitée.

Site web : http://www.ehess.fr/centres/grihl

Adresse(s) électronique(s) de contact : jouhaud(at)ehess.fr

Compte rendu

Les séances du séminaire ont été réparties entre 1) La poursuite d’une tentative de « retour au baroque » qui saisit dans un même regard les expériences historiques et historiographiques du baroque entre XVIIe et XXe siècle. On s’est en particulier intéressé à l’usage du terme baroque par l’histoire littéraire entre 1935 et 1960 (dossier présenté par Guy Catusse) et aux pratiques « baroques » d’aménagement d’un espace comme demeure aristocratique et démonstration politique au XVIIe siècle (dans le cadre de la préparation d’une introduction au catalogue de l’exposition « Richelieu à Richelieu ». 2) À partir de l’expression « tenir pour événement », on a cherché à identifier des situations historiographiques, anciennes (XVIe-XVIIIe siècle) ou plus récentes, dans lesquelles ce qui advient est construit comme événement dans une écriture en travaillant aussi bien sur des productions historiographiques non professionnelles et non académiques que sur des textes d’érudition. Dans cette perspective, on a réfléchi au rire comme événement entre anthropologie historique et action politique en temps de crise (les guerres de religion, 1617, la Fronde). Sur ce dernier plan, on s’est en particulier arrêté sur la dérision politique comme événement (« tourner en risée »). À côté du rire, un deuxième thème a été abordé : tout ce qui a pu être « tenu pour événement » dans la vie du roi Louis XIII. On a touché par là à la question politique et historiographique des enjeux de l’événementialisation des actions et des situations dans une histoire du pouvoir politique qui serait aussi une histoire politique de l’événementialité. Par ailleurs quelques séances ont été consacrées à la discussion de travaux d’étudiants de master ou de doctorat.

Publications
• « Écriture et action : une problématique pour l’histoire de la polémique et des controverses au xviie siècle ? », dans Espaces de la controverse au seuil des Lumières (1680-1715), sous la dir. de Léonard Burnand et Adrien Paschoud, Paris, Champion, 2010, p. 11-38.
• « Le devoir et la grâce : grammaire et simulacre », Annales HSS, novembre-décembre 2010, p. 1441-1447.
• « Le pouvoir incarné : représentations et apparitions », dans Politiques de l’épistolaire au XVIIe siècle. Autour du Recueil Faret, sous la dir. de Mathilde Bombart et Éric Méchoulan, Paris, Garnier, 2011, p. 153-170.
• « Libelles et libellistes au XVIIe siècle », Textes et Documents pour la classe, n° 1015, mai 2011, p. 14-15.
• Avec Jean-Pierre Cavaillé, « National, transnational. À propos de deux catégories historiographiques : libertinage et baroque », dans Pratiques du transnational : terrains, preuves, limites, sous la dir. de Jean-Paul Zuñiga, Paris, EHESS-Centre de recherches historiques, « La Bibliothèque du Centre de recherches historiques », 2011.

Dernière modification de cette fiche : 19 mai 2010.

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