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Vendredi de 17 h à 19 h (salle 3, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 2 mars 2012 au 8 juin 2012
L’essor de l’Empire ottoman et le déclin de l’Empire byzantin, phénomène bivalent qui constitue l’objet de nos interrogations depuis trois ans, est un fait historique qui s’est décidé en dernière instance sur le champ de bataille. Or les guerres qui ont ponctué de manière décisive ce tournant dans l’histoire du Sud-Est européen ont eu le caractère de guerres impériales, concept qui nous ramène au contenu originaire, militaire, du titre d’imperator.
Ce sont des armées impériales qui se confrontent sur les champs de bataille des Balkans à cette époque, ce qui demande de s’interroger sur les perspectives que l’organisation militaire des combattants ouvre sur la constitution politique et sociale des antagonistes eux-mêmes. La faiblesse des armées byzantines, serbes, bulgares etc. qui confrontèrent sans succès la puissance ottomane fait ainsi état des contradictions sociales qui minaient de l’intérieur les Etats balkaniques à la veille de la conquête. L’armée ottomane est quant à elle le produit d’une société alors en plein développement où le centralisme outrancier du pouvoir du sultan tranche avec les forces centrifuges qui exercent leur pression sur les frontières en expansion de l’Empire. C’est donc d’abord à l’aspect militaire de la transformation sociale de la région que nous allons nous intéresser, en analysant de manière critique la pertinence pour cet espace du concept de « révolution militaire » (G. Parker).
Diverses études de cas permettront de clarifier la thématique, en illustrant ainsi la problématique des croisades tardives : la croisade d’Amédée de Savoie (1366), la croisade orthodoxe de Maritsa (1371), la croisade de Nicopolis (1396), la croisade de Varna (1444), la croisade de Kossovopolje (1448), la prise de Constantinople (1453), la croisade de Belgrade (1456), la longue croisade européenne de 1463-1481. Après le désastre hongrois de Mohács (1526), seul l’engagement, méfiant mais inéluctable, du Saint Empire put arrêter difficilement l’avancée ottomane devant la capitale impériale de Vienne (1529).
Les présentations se donneront ainsi pour tâche de reconstituer de manière critique les causes de la disparition de l’Empire byzantin, ainsi que les phases successives de l’expansion ottomane en Europe et les oppositions auxquelles elle dut se confronter, de Sigismond de Luxembourg jusqu’aux Habsbourg.
Mots-clés : Histoire, Historiographie, Moyen Âge/Histoire médiévale,
Aires culturelles : Byzantines (études), Turc (domaine),
Suivi et validation pour le master : Semestriel
Renseignements : CEBNHSEE, bureau 553, 190-198 ave de France 75013 Paris, tél. : 01 49 54 23 35
Direction de travaux d'étudiants : sur rendez-vous au CEBNHSEE, bureau 553, 190-198 ave de France 75013 Paris, tél. 01 49 54 23 35.
Réception : sur rendez-vous.
Niveau requis : séminaire destiné aux étudiants de master mais ouverts à tous.
Site web : http://byzance.fr/
Adresse(s) électronique(s) de contact : byzance(at)ehess.fr
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