L'objet littéraire : savoirs, pratiques, et fonctionnement communautaire

  • Annick Louis, maître de conférences à l'Université de Reims Champagne-Ardennes (TH)

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

3e lundi du mois de 9 h à 12 h (salle 8, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 19 novembre 2012 au 17 juin 2013. La séance du 18 février est annulée. Séance supplémentaire le 27 mai (salle M. & D. Lombard, 96 bd Raspail 75006 Paris)

L'idée initiale consiste à faire dialoguer différentes disciplines autour d'un même objet : que fait-on du texte littéraire ? À quel traitement le soumet-on et dans quel but ? Partons-nous d'une définition commune du littéraire ? Que considérons-nous comme un usage social du texte ? À quel type de discours aboutissent nos réflexions ? En interrogeant les travaux existants sur la question, on tentera de comprendre l'insertion du littéraire et des théories de la littérature dans la topographie actuelle des savoirs et dans l'histoire des sciences humaines et sociales. Seront analysés les éléments qui ont permis d'établir des frontières disciplinaires – les rhétoriques, les méthodologies, les objets, etc., mais aussi les usages du texte littéraire realisés par des disciplines telles que l'histoire, la sociologie, la philosophie. Le but n'étant pas de réaffirmer l'existence des frontières disciplinaires mais de trouver des articulations effectives entre elles, qui devraient permettre de dépasser le type d'interdisciplinarité prescrite à laquelle aboutissent souvent les tentatives engagées à partir de besoins institutionnels.

19 novembre 2012 : Logiques de l'objet.

17 décembre 2012 : La discipline littéraire en objet. La réflexion sur la littérature dans son rapport aux transformations institutionnelles contemporaines.
Lectures:

  • Todorov, Tzvetan, La littérature en péril, Paris, Flammarion/Café Voltaire, 2007.
  • Compagnon, Antoine, La littérature, pour quoi faire ?, Paris, Collège de France/Fayard, 2007.
  • Citton, Yves, Lire, Interpréter, actualiser. Pourquoi les études littéraires ?, Paris, Editions Amsterdam, 2007.
  • Jouve, Vincent, Pourquoi enseigner la littérature aujourd'hui ?, Paris, Armand Colin, 2010.
  • Schaeffer, Jean-Marie, Petite écologie des études littéraires. Pourquoi et comment étudier la littérature ?, Paris, Editions Marchaisse, 2011.

21 janvier 2013 : Sciences sociales et littérature: la littérature en contexte ?

18 février 2013 : La Constitution des corpus et ses conséquences épistémologiques et institutionnelles I. Traditions littéraires nationales et croisements comparatistes. Séance annulée

18 mars 2013 : La Constitution des corpus et ses conséquences épistémologiques et institutionnelles II. Objets 'mixtes' et théories du récit. /Les théories du récit face aux 'objets mixtes'/'objets composés'

15 avril 2013 : La Constitution des corpus et ses conséquences épistémologiques et institutionnelles III. Canon littéraire et outils théoriques.

21 mai 2013 : L'analyse littéraire en tant qu'enquête: une méthode.

17 juin 2013 : Bilan du séminaire.

Mots-clés : Comparatisme, Littérature, Savoirs,

Aires culturelles : Europe,

Suivi et validation pour le master : Bi/mensuel annuel (24 h = 6 ECTS)

Mentions & spécialités :

Intitulés généraux :

  • Annick Louis- pas d'intitulé par défaut
  • Centre : CRAL-LeT - Littératures et textes

    Renseignements : contacter Annick Louis par courriel.

    Direction de travaux d'étudiants : sur rendez-vous uniquement.

    Réception : sur rendez-vous auprès d'Annick Louis.

    Niveau requis : nécessité d'un projet de recherche écrit, présenté deux semaines avant la date de clôture des inscriptions au plus tard.

    Site web : http://cral.ehess.fr/

    Adresse(s) électronique(s) de contact : annick.louis(at)ehess.fr

    Compte rendu

    Le point de départ du séminaire a été le questionnement sur les logiques auxquelles on soumet l’objet. À partir de là, la réflexion s’est d’abord concentrée sur les transformations institutionnelles contemporaines de la discipline littéraire ; les travaux récents de différents spécialistes ont été étudiés, parmi lesquels La littérature en péril de Tzvetan Todorov, La littérature, pour quoi faire ? d’Antoine Compagnon, Lire, Interpréter, actualiser. Pourquoi les études littéraires ? et L’avenir des humanités d’Yves Citton, Pourquoi enseigner la littérature aujourd’hui ? de Vincent Jouve, Petite écologie des études littéraires. Pourquoi et comment étudier la littérature ? de Jean-Marie Schaeffer. L’analyse de ces ouvrages a permis d’historiciser les conceptions de la discipline développées pendant les dernières années en les replaçant dans leur contexte culturel et politique français et européen. Dans un deuxième moment, le séminaire a ouvert un espace de réflexion à la question des rapports entre sciences sociales et littérature, et en particulier au croisement entre littérature et histoire, en rapport au colloque « Littérature et histoire en débats », co-organisé avec Catherine Coquio (Université Paris Diderot) et Lucie Campos (La Vie des Idées) en janvier 2011, en partenariat avec l’Université Vincennes-Saint-Denis, l’ENS et l’Université Paris Diderot. Les dernières séances ont été consacrées à une analyse sur la constitution des corpus et ses conséquences épistémologiques et institutionnelles, prenant pour exemple le cas des littératures comparées en France. Dans ce cadre est intervenue Magdalena Cámpora, professeur de littératures françaises et comparées à l’Université Catholique de Buenos Aires, qui a présenté un travail sur la construction des corpus de littérature française du XIXe siècle en Argentine. À partir d’une réflexion théorique sur les corpus comparatistes en France, les possibilités d’un croisement entre les œuvres du suisse Charles-Ferdinand Ramuz et du Mexicain Juan Rulfo ont été exposées, afin de mettre en évidence les traditions nationales d’écriture et de lecture, et en particulier les usages culturels de la littérature régionaliste et du fantastique.

    Dernière modification de cette fiche par le service des enseignements (sg12@ehess.fr) : 29 mai 2013.

    EHESS (Siège), 190-198 avenue de France 75244 Paris cedex 13 - Tél : 01 49 54 25 25

    Crédits et mentions légales - Accessibilité - Flux RSS