L'histoire et l'historien.ne face au quantitatif

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

Lundi de 9 h 30 à 12 h 30 (salle d'histoire, ENS-Ulm, 45 rue d'Ulm 75005 Paris), du 12 novembre 2012 au 21 janvier 2013

Cet atelier, ouvert à tous, se propose d’accompagner les étudiant-e-s – et chercheur-se-s intéressé-e-s – dans l’utilisation des techniques quantitatives en histoire. Il s’agit, aussi parallèlement, d’évoquer les débats liés à ces usages. L’objectif de cet atelier d’initiation est de discuter ensemble des différents usages possibles de la quantification dans la pratique historique, des atouts et des limites de ces approches mais également de présenter les possibilités heuristiques offertes par l’analyse statistique dans l’écriture historienne. Nous aimerions y susciter une réflexion sur la place du quantitatif dans les différents champs de l’histoire.

À cette fin, l’atelier, organisé sous forme de demi-journées de travail, évoquera à la fois les problèmes généraux (choix de corpus, échantillonnage, saisie, codage, représentations graphiques...) et des techniques de quantification (analyses textuelles, factorielles, régressions, analyses de réseaux, event history analysis...), à partir d’exemples concrets tirés des travaux en cours des participants.

Suivi et validation pour le master : Hebdomadaire semestriel (24 h = 6 ECTS)

Mentions & spécialités :

Intitulés généraux :

Renseignements : depuis quelques années, cet atelier est réellement un atelier, c’est-à-dire que les séances sont très peu thématiques et très fortement centrées sur la présentation et discussion collective des travaux en cours des participants. Aussi le programme se limite-t-il à indiquer les dates des séances et, au fur et à mesure qu’ils sont fixés, les noms de celles et ceux qui interviendront. Si vous envisagez d’assister à tout ou partie du séminaire, merci de nous écrire à histquanti(at)gmail.com pour nous l’indiquer, en particulier si vous voulez y présenter votre recherche. En effet, il ne sera possible d'écouter qu'une vingtaine de présentations au maximum. L'atelier se tiendra à Paris, mais pas nécessairement à l'EHESS (très probablement à l'ENS, 45 rue d'Ulm), de 9 h 30 à 12 h 30 les lundis 12, 19 et 26 novembre, 10 et 17 décembre, 7, 14 et 21 janvier. Tous les renseignements pratiques seront donnés sur http://www.quanti.ihmc.ens.fr/-Notre-atelier-.html

Site web : http://www.quanti.ihmc.ens.fr/-Notre-atelier-.html

Adresse(s) électronique(s) de contact : histquanti(at)gmail.com

Compte rendu

Depuis quelques années, ce séminaire fonctionne résolument comme un atelier : les séances sont très peu thématiques et très fortement centrées sur la présentation et la discussion collective des travaux en cours des participants.
C'est au fil de ces présentations et des discussions nourries qui suivent que se constituent collectivement un ensemble de recommandations pour l'usage du quantitatif dans des travaux qui portent sur des sources écrites, à partir desquelles le chercheur – qu'il soit historien, historien de l'art, sociologue, politiste, etc. – constitue lui-même sa base de données. Cette année, ont ainsi été discutés les travaux en cours d’une équipe dirigée par Claire Andrieu (avec Laurie Buso, Lena Le Goff et Clémentine Kruse), de Clara M. Avendano, Jean-Christophe Balois, Caroline Bertron, Valérie Burgos, Clara Chevalier, Costanza Di Ciommo, Alain Duchêne, Elsa Favier, Elsa Génard, Solenn Huitric, Julie Kornienko, Florence Largillière, Anaïs Legendre, Mathieu Marly, Paul Marquis, Martin Messika, Guillaume Mouralis, Anton Perdoncin, Guillaume Périssol, Maria Podzorova et Glauber Sezerino. De l'étudiant.e en master à des chercheur.se.s confirmé.e.s, chacun.e a pu présenter rapidement sources, problématiques et questions aussi bien pratiques qu'épistémologiques et obtenir réponses ou nouvelles questions.
Leurs sujets de recherche ont permis d’organiser des séances centrées sur un thème ou une source permettant de véritables points historiographiques, en particulier sur les sources policières et judiciaires et plus largement les registres (comme sources d’une histoire à la fois institutionnelle et sociale, et comme source nécessitant en général un échantillonnage), la quantification appliquée aux œuvres d’art, la détection systématique des types d'interactions décrits dans une correspondance, ou encore la prosopographie réalisée à partir d'un bouquet de sources hétérogènes sur les mêmes individus.
Bien en amont de l'usage de logiciels de statistiques, la plupart des séances ont porté sur la sélection d'un corpus pertinent (questions d'échantillonnage et de mise en œuvre de comparaisons), la constitution de grilles de saisie (adaptées soit à une source principale, soit à un ensemble de sources disparates), ou encore les avantages comparés de l'utilisation, pour la saisie, d'un tableur ou d'un gestionnaire de bases de données. La question du croisement des sources et de la légitimité ou non de leur comparaison en termes de « fiabilité », lorsque par exemple un même individu se voit attribué différentes dates de naissance, a donné lieu à des débats passionnés, ainsi que, comme chaque année, la question du codage des origines ou nationalités. Les apports et les limites de l’analyse de réseaux, en particulier l'importance de bien définir de quels liens exacts on parle avant éventuellement de les agréger, ont également été discutés.

Dernière modification de cette fiche par le service des enseignements (sg12@ehess.fr) : 29 mai 2013.

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