S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.
Hebdomadaire (ENS, Campus Paris-Jourdan, 48 bd Jourdan 75014 Paris), le planning de ce cours, qui débutera le 2 avril 2009, sera disponible courant juillet sur http://www.master-ape.ens.fr
Mesurer les avantages que procurent les politiques publiques et les coûts qu’elles impliquent semblerait être une opération élémentaire à laquelle devraient se prêter tout gestionnaire de la chose publique au nom de la transparence. Pourtant, il s’agit le plus souvent d’une opération analytiquement complexe. Identifier les conséquences exactes d’une politique ou d’un programme public sur certains aspects particuliers de l’économie et de la société et les distinguer des effets d’autres phénomènes concomitants (problème dit de l’’attribution’) est délicat. Quantifier ces conséquences et parfois le coût des politiques publiques présente d’autres difficultés lorsque l’on ne peut se reposer sur un système explicite de prix des services et biens publics. La demande pour ce type d’évaluation est croissante, que ce soit au niveau national (’efficacité de la dépense publique’) ou international (’efficacité de l’aide publique au développement’), au niveau micro-économique (impact d’un investissement d’infrastructure) ou au niveau macro-économique (effet d’une réforme de la fiscalité ou du commerce extérieur). L’ambition de ce cours est de passer en revue les techniques d’évaluation existantes, notamment celles qui permettent de déterminer non seulement l’effet agrégé de politiques publiques mais aussi leurs effets distributifs. En prenant comme référence théorique les fondements de l’analyse ’coût-bénéfice’ et de l’incidence fiscale, on s’intéressera en particulier aux techniques basées sur l’expérimentation, aux modèles micro-économétriques structurels, à la micro-simulation et à la combinaison de ces techniques avec la modélisation macro-économique (modèles dits ’micro-macro’). Dans chaque cas, le cours s’appuiera sur des applications concrètes tirées de la littérature récente.
Mots-clés : Économie,
Suivi et validation pour le master : Semestriel
Domaine de l'affiche : Économie
Intitulé général : Inégalités, croissance et redistribution
Renseignements : Ce cours débutera le jeudi 2 avril 2009. Le planning définitif sera disponible, courant du mois de juillet, sur le site internet du Master Analyse et politique économiques
Site web : http://www.master-ape.ens.fr
Adresse(s) électronique(s) de contact : master-ape(at)ens.fr
L’objectif de ce séminaire était de présenter aux étudiants les instruments analytiques disponibles pour évaluer les politiques, programmes ou interventions publiques dans le domaine économique et social. La demande pour une évaluation rigoureuse de l’action de l’État est partout en croissance, que ce soit dans la société civile, le milieu politique, les administrations ou les organisations internationales ; qu’il s’agisse d’économies en développement ou d’économies développées ; et qu’elle concerne des interventions micro-économiques ou des politiques macroéconomiques.
Les développements récents en sciences économiques ont mis au premier plan l’évaluation par l’expérimentation sur des échantillons aléatoires de population. La méthode expérimentale n’est cependant que l’une des approches possibles de l’évaluation des politiques publiques et elle n’est pas dénuée de défauts et problèmes. Par ailleurs, elle est inemployable dans un très grand nombre de cas. D’où l’importance de recenser les instruments disponibles au vu des questions posées.
Le séminaire distingue ainsi, dans le domaine micro-économique, les méthodes d’évaluation ex ante, nécessairement basée sur la modélisation, aussi simple soit-elle, des réactions aux politiques étudiées, et les méthodes « ex post » qui s’appuient sur un examen des résultats observés. L’approche expérimentale fait partie de ces dernières. Au niveau macro-économique, l’expérimentation est impossible. La méthode ex ante repose sur la modélisation structurelle de l’ensemble de l’économie, le plus souvent dans la ligne des modèles appliqués d’équilibre général. Les méthodes ex post se fondent le plus souvent sur des analyses économétriques en « forme réduite » où des indicateurs de résultat sont régressés sur des variables décrivant les politiques mises en œuvre.
Ces diverses méthodes ont fait l’objet au cours du séminaire d’une présentation simplifiée qui a cependant permis d’identifier leurs avantages et limitations respectives.
Dernière modification de cette fiche : 24 novembre 2008.
EHESS (Siège), 190-198 avenue de France 75244 Paris cedex 13 - Tél : 01 49 54 25 25