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Lundi à 14 h (EHESS-Toulouse, Manufacture des Tabacs, 21 allées de Brienne 31000 Toulouse), à partir du 6 octobre 2008
En 2008-2009, cet enseignement se divisera en deux parties distinctes. Dans un premier temps, il sera fait un rappel des principaux résultats de la théorie des incitations appliquée au domaine des régulations, qu’elles soient économiques (marchés) ou sociales (économie de l’environnement). On s’intéressera plus particulièrement aux architectures institutionnelles optimales, au rôle des bureaucraties, aux modèles de groupes d’intérêts et à l’articulation entre pouvoirs judiciaire et legislatif, aux limites entre sphères publiques et privées et à leurs partenariats.
Ce premier volet est de niveau master 1 ou 2.
Dans un second temps, nous porterons une attention plus particulière aux mécanismes et procédures de communication entre groupes d’intérêts, électeurs et décideurs publics. Nous évaluerons ainsi dans quelle mesure ces procédures permettent ou non l’agrégation des préférences au sein d’une société hétérogène et affectent la décision publique.
Ce second volet se déroulera sous forme de séminaire doctoral.
Mots-clés : Économie,
Suivi et validation pour le master : Obligatoire sur l'année (hebdomadaire)
Domaine de l'affiche : Économie
Intitulé général : Incitations et gouvernance publique
Renseignements : David Martimort
Adresse(s) électronique(s) de contact : martimor(at)cict.fr
Au cours de l’année 2008-2009, le séminaire s’est plus particulièrement orienté vers l’étude des problèmes de communication dans les organisations qu’elles appartiennent à la sphère publique ou à la sphère privée.
L’acquisition de l’information, sa dissémination et son impact sur le processus de décision sont autant de thèmes qui ont reçu une attention particulière dans la théorie économique depuis le début des années 1970. Ceci étant, une vague plus récente de travaux s’intéresse à la nature même de cette information : Est-elle falsifiable ? À quel coût ? Peut-elle être étayée par un ensemble de de preuves tangibles ? Quel est l’impact des « technologies » de production de l’information non-falsifiable sur les processus de décision ?
Ces questions sont pertinentes pour un large panel de situations économiques. Citons à titre d’exemple le fonctionnement des cours de justice et en particulier le rôle des avocats, les processus de « regulatory hearings », l’organisation de l’expertise pour la décision publique, l’impact de la publication des performances des entreprises sur leurs valeurs boursières ou sur les régulations financières, le rôle des agences de quotation et plus généralement de tout processus de certification.
Ces recherches font appel à la théorie des mécanismes incitatifs dans un contexte où l’information ne peut être manipulée qu’en respectant les contraintes que certaines formes de vérifiabilité font peser sur l’architecture de ces mécanismes. Les contraintes incitatives imposées pour éviter la manipulation de l’information doivent être augmentées de nouvelles conditions caractérisant sa non-faslifiabilité. Ce sont les conséquences de ces nouvelles contraintes sur les architectures organisationnelles qui ont attiré plus particulièrement notre attention.
Une part significative de mes enseignements (cours de master 2) a été consacrée à l’étude des « Institutions de la régulation ». Après un rappel des formes de régulations incitatives susceptibles de s’appliquer dans les grands secteurs régulés (énergie, services environnementaux, transports, télécommunications, etc.), et de quelques résultats théoriques sur la robustesse institutionnelle aux comportements de groupes (« collusion-proofness »), nous avons élaboré des théories justifiant la séparation des pouvoirs entre agences de régulations, expliquant le degré de discrétion qu’il leur est dévolue, ou les relations qu’elles entretiennent avec la sphère politique.
Publications
• Avec Stéphane Straub, « The political economy of privatization : The roots of public discontent », Journal of Development Economics, n° 90, 2009, p. 69-84.
• Avec Elisabetta Iossa et Jérôme Pouyet, « Partenariats public-privés : quelques réflexions », Revue Économique, n° 59, 2008, p. 437-449.
• Avec Philippe Gagnepain et Marc Ivaldi, « Renégociation des contrats dans l’industrie du transport urbain », Revue Économique, 2009, n° 60, p. 927-947.
• Avec Yolande Hiriart et Jérôme Pouyet, « The regulator and the judge : Complements or substitutes in the control of risky industrial activities », Revue d’Économie Politique, n° 6, p. 941-967.
• Avec Lars Stole, « Selecting equilibria in common agency games », Journal of Economic Theory, 2009, vol. 144, p. 604-644.
• Avec Lars Stole, « Market participation under delegated and intrinsic common agency games », Rand Journal of Economics, Spring, n° 40, 2009, p. 78-102.
Dernière modification de cette fiche : 24 novembre 2008.
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