2009-2010

Filmer le champ social

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

2e mercredi du mois de 15 h à 17 h (salle 8, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 14 octobre 2009 au 9 juin 2010. La séance du 14 octobre se déroulera en salle 1

Le séminaire vise à analyser à partir de la  reconstruction  du réel par le film - qu'Orson Welles appelait l'illusion cinématographique - les manières dont le film documentaire peut  permettre au chercheur filmeur d'accéder à ce dont s'occupe  la sociologie et les sciences humaines, à savoir l'analyse des stratégies des acteurs sociaux et des formes de l'inconscient social, exprimées et saisies dans le langage cinématographique au moyen des images et paroles captées et montées dans la durée.

Le séminaire donnera lieu au  visionnement de séquences extraites des films suivants  dont le programme  figure ici à titre indicatif.

Le séminaire est ouvert à toute personne qui dans ses réflexions et ses recherches en sciences humaines et sociales souhaite interroger une approche du réel à partir de films documentaires.

Mercredi 14 octobre 2009 : Filmer la recherche d’identité : partir
Extraits de films documentaires : Daniel Friedmann, Que sont les immigrants devenus ?, 48 mn, 2004 (Production : Cetsah). Le processus d’intégration des immigrants falachas filmés la veille de leur départ d’Ethiopie en 1990, puis en Israël en 2000 et en 2004.
David Gavro, Sisai / Sapir College, 56 mn, 2005 (Producers : David Gavro, Yael Shavit, Avner Faingulernt).Sisai a 20 ans, Immigrant éthiopien en Israël, vit avec sa famille adoptive - les Gavros. Le père Gavro, revient d’Ethiopie avec des nouvelles du lieu de vie du père biologique de Sisai. Embarrassé par cette nouvelle et la confrontation avenir avec son passé, Sisai ne partage pas l’excitation de sa famille d’adoption. Confus, il est absorbé par ses propres préoccupations. Sivan, sa petite amie, est enceinte. Pourtant il partira avec son frère et Gavro en Ethiopie à la recherche de ses origines.
Alice Diop, Les sénégalaises et la sénégauloise, 56 mn, 2007 (Production : Point du jour, Voyage).Ce film est le portrait d’une cour et des femmes qui y vivent, 3 Sénégalaises urbaines… Cette cour, c’est la cour de ma mère, celle de son enfance. Cette cour j’aurais pu y naître… Je filme en quelque sorte ce qu’aurait pu être ma vie…

Mercredi 9 décembre 2009 : Filmer le travail, filmer l’activité en gestes et en paroles.
Extraits de films documentaires :Albert et David Maysles, Salesman (le vendeur de bibles), 91 mn, 1969 (A Maysles Films, Inc. Production).Chronique de la vente de bibles à domicile dans l’Amérique des années 60.
Robert Bozzi, Taxi parisien, 51 mn, 2002. JBA production.En mars 2001, Robert Bozzi s'inscrit à l'école des taxis parisiens. En juillet, il obtient son permis et devient donc chauffeur de taxi parmi tant d'autres. Sa différence ? Trois petites caméras à l'intérieur de l'habitacle. Durant quatre mois, sa banquette arrière devient le théâtre de la vie parisienne.
Dorine Brun, Via Via - circulez !, 52 mn, 2009 (Producteur : Point du jour).Les gardiens de parkings à Palerme, une « activité » souterraine, illicite ?
Sébastien Rastoix et William Denayre, Madame Eliane, 22 mn, 2009 (Production : Docker films).Eliane, 65 ans, est coiffeuse pour hommes et dames. Au cœur de la Goutte d’Or, le salon a ses habitués.

Mercredi 13 janvier 2010 : Filmer le conflit social, individus en lutte, collectifs en grève. Avec des extraits des films :
1/ Le travail, un espace dans la ville : que filmer d'un lavoir ? Film : Le Lavoir, 5'
Réflexions épistémologiques autour d'un film : Quels choix de montage pour le chercheur ?
En présence de la réalisatrice Helène Veiga-Gomes, étudiante en M2 d'EAS, Ethno et Anthropologie sociale à l'EHESS.

2/ Le travail : un temps de révolte.  Filmer les viticulteurs en mouvement
Film documentaire : Jours de colère, 2009, 74 mn (Vf Films/CNRS Production)
Pendant plus d'un an, Emmanuel Laborie et Boris Pétric ont suivi les luttes d'une poignée de vignerons. Syndicalistes ou simples ouvriers de la vigne, ils sont confrontés à la disparition d'un monde, celui des coopératives viticoles. Le film s'attarde sur les hommes plus que sur les logiques économiques, et propose une plongée à l'intérieur de ce monde d'hommes, marqué par un siècle de luttes, en soulignant l'importance de la mémoire, du rapport à la terre, mais aussi celui de l'art oratoire.
En présence des réalisateurs : Boris Pétric (anthropologue IIAC/LAIOS) et Emmanuel Laborie (réalisateur).

3/ Le sans travail, le sans papier dans la ville : filmer en clandestin  
Film documentaire A pas lentes, 1977-1979, Collectif Cinélutte
« A pas lentes » terminé en 1979 ne fut jamais distribué ni projeté. Ce n’est pas un film maudit, c’est un film décalé, c’est un film-charnière.
Le projet d’un film sur le « vécu » des femmes de Lip (l’usine d’Horlogerie de Besançon pendant la 3eme année de son deuxième conflit) naît en 1976 d’une rencontre entre les femmes d’un bulletin féministe « Femmes Travailleuses en Lutte » et Cinélutte (le deuxième collectif Cinélutte). C’est un projet militant : il faut recueillir la richesse de la réflexion des ouvrières du « Groupe Femmes » de Lip sur leur double oppression, comme ouvrière et comme femme. Le film circulera ensuite dans des réseaux de militantes pour des projections et des débats (dans la suite de Jusqu’au bout et Margoline les films sur les luttes immigrées, de Bonne Chance La France sur l’émergence d’une gauche ouvrière en rupture avec les syndicats). C’est aussi un projet militant sur la forme : le film sera réalisé par un collectif de 4 femmes et 3 hommes et nous essaierons de transformer les rapports de travail (la prise de parole, le savoir technique, la division du travail)... Nous essaierons…
Le film se tourne en Mars/Avril 1977, à Besançon.

Mercredi 10 février 2010 : Qui filme ? Autour de la relation filmeur-filmé

La relation filmeur-filmé, de même que la relation enquêteur-enquêté dans les sciences sociales, ne se réduit pas au cas de figure classique du filmeur qui filme ou du chercheur qui mène son enquête en toute souveraineté, à partir de sa position, de son projet et de son savoir, que se passe-t-il quand la  relation aux personnages filmés ou aux agents sociaux devient problématique, bidirectionnelle, interactive... ?

Pour nous guider, quelques réflexions issues de l’ouvrage publié à partir des ateliers de l’association de documentaristes Addoc : … « Filmer l’autre peut être une expérience cruelle ou violente, c’est toujours prendre le risque d’une rencontre qui nous déplace ou nous bouleverse. Ce risque est celui de tout rapport humain mais là, plus précisément il engage la responsabilité sociale de cinéaste. » (p. 55)… « L’autre peut nous mettre en question, nous obliger à changer notre projet, notre manière de concevoir le film, il peut nous forcer à changer de route… » (p. 59)… « Comment peut-on filmer la souffrance, l’amour, la foi, tout ce qui est du domaine du for intérieur, de l’expérience extrêmement individuelle de la personne filmée, tout ce qui est éminemment intime ? … » (p. 152). 
Cinéma documentaire, manières de faire, formes de pensée, Addoc, Yellow now, 2002.

Ces questions qui interrogent, au delà du cinéma, la relation à l’autre dans le champ social, seront abordées à partir d’extraits des films documentaires :

Vivre chez Rothschild de D. Friedmann, 2004, La vie des résidents d'une grande maison de retraite parisienne, en présence du réalisateur.

Vivre avec, de Elodie Ulldemolins, 2009, Master Image et société, Université d’Evry. Marie est touchée par la maladie d'Alzheimer. Ses proches sont auprès d’elle. Au fil de leur quotidien, j'appréhende comment chacun s'investit auprès de Marie et parvient à conserver un lien avec elle, en présence de la réalisatrice.

Rien ne s’efface, Laetitia Mikles, 2008, Zeugma films, 2009. La réalisatrice rencontre Naomi Kawase cinéaste japonaise dont l’œuvre ne cesse de filmer ses proches, d’interroger le lien intime, la fuite du temps et tout ce qui, malgré tout s’arrache à l’oubli.

Mercredi 10 mars 2010 : Le regard du filmé, en présence de Françoise Héritier
Deux films documentaires, l’un tourné par Teri Wehn-Damisch en 2008, l’autre en 2009 par Anne-France Sion, proposent un portrait de Françoise Héritier, professeur émérite au Collège de France. Nous nous intéresserons, avec Françoise Héritier, au regard que porte l’anthropologue sur cette expérience cinématographique : qu’en «pense » t-elle ? En présence de Françoise Héritier et des réalisatrices.   
Avec des extraits de films : Françoise Héritier et la pensée de la différence, de Teri Wehn-Damisch (France 5/Cinétévé/CNRS Images, 2008)
Les lois du genre, de Anne-France Sion (CNRS, 2009).

Mercredi 14 avril 2010 : Filmer la parole : regards de cinéastes d'aujourd'hui sur quelques jeunes femmes d'Algérie.
Sarah Tikanouine dans son film "à quoi rêvent les Fennecs" est attentive à la parole de jeunes footballeuses qui défendent les couleurs de l'Algérie dans l'équipe nationale de football féminin. Oriane Brun-Moschetti et Leila Morouche, à l'occasion d'un tour en Algérie en compagnie de René Vautier filment les Algériens d'aujourd'hui et leurs prises de parole, lors des débats qui font suite aux projections des films réalisés dans les années 60'. Que cherche le cinéaste dans cette provocation à la parole ? Nous le demanderons aux 4 réalisatrices et monteuses présentes pendant le séminaire, autour de la projection d'extraits de leurs films ainsi que de celui, court, de René Vautier, le Remords.
En présence des réalisatrices.
Avec des extraits de films : A quoi rêvent les Fennecs de Sarah Tikanouine, 15mn, 2009 Algérie, Tours/Détours, de Oriane Brun-Moschetti et Leila Morouche, 114', 2006 et en bonus, un film court de René Vautier Le Remords - René Vautier, 1973, 8' : "Miroir de  l'attitude de nombreux cinéastes français qui s'autocensurent dans les années 60 & 70, Le Remords montre comment un réalisateur justifie le choix de se taire sur les problèmes des immigrés algériens. Court-métrage faisant partie intégrante du long-métrage La Folle de Toujane."

Mercredi 12 mai 2010 : Filmer le passé au présent, le temps du retour

Extraits de films documentaires : Nurith Aviv, Allenby passage, 5 mn, 2001.Un plan séquence de la rue Allenby à Tel Aviv. Un essai pour capturer un instant d’Histoire par des bribes et des fragments.Nikita Mikhalkov, Anna de 6 à 18 ans, 1h40, 1994. De 1980 à 1991, le réalisateur filme sa fille aînée Anna, entre six et dix-sept ans, en lui posant année après année, cinq questions : qu'est-ce qui t'effraie le plus ? Quel est ton plus fort désir ? Que détestes-tu plus que tout ? Qu'est-ce que tu aimes par-dessus tout ? Qu'attends-tu de la vie ?Jean Rouch, Edgar Morin, Chroniques d’un été, 1961. Pendant l’été 1960, Edgar Morin, sociologue, et Jean Rouch vont enquêter sur la vie quotidienne de jeunes parisiens pour tenter de comprendre leur conception du bonheur. Le film-essai suit pendant quelques mois tout à la fois l’enquête elle-même et l’évolution des protagonistes principaux. Très vite autour de la question initiale, «Comment vis-tu ? Es-tu heureux ?» apparaissent des questions essentielles, la politique, le désespoir, l’ennui, la solitude...

Asher Tlalim, Galout, 2003.
De son exil londonien, le réalisateur filme ses proches et sa famille, cartographie sa propre mémoire, et tout en donnant la parole à ses amis palestiniens, retourne sur les terres qui ont marqué sa destinée.

Richard Hamon, Le petit blanc à la caméra rouge, 2007
Afrique 50, film tourné illégalement en 1949 par René Vautier et interdit de diffusion en France jusqu'en 1996, est le premier film français ouvertement anticolonialiste. Dans son documentaire tourné en 2007, le réalisateur Richard Hamon fait retour vers le temps du tournage. En retraçant les pérégrinations de son réalisateur entre l’Afrique et la France, en re-situant "Afrique 50" dans le contexte historique et politique des années d’après-guerre, "Le Petit Blanc à la caméra rouge" propose de (ré)découvrir ce film en noir et blanc de 17 minutes. Il est possible de visionner le film de Vautier sur You tube...


Mercredi 9 juin 2010 :
Le dernier séminaire est traditionnellement consacré aux débats autour de la présentation de films réalisés par les étudiants.

1) Henri Quenette présente "Albert Maysles-Filmer le corps" (exposé de 20 mn) à partir de la master-class de Albert Maysles du 20 mars  2010, accompagné de 10 mn d'extraits des films "Primary" où l'on voit les frères Maysles suivre J.F.K. durant la campagne des primaires démocrates en 1960 et du film "What's happening ! The Beatles in the USA".
2) Myriam Hammami présente des extraits de son travail d'ethnographie filmique de la  culture orale en Algérie. "Motifs berbères ou codes secrets des femmes" est un film qu'elle réalise dans le village berbère dont son père est originaire. Le second, "Entre L'Amour et le Kif" a été réalisé dans le cadre des ateliers Djurdjura-cinéma qu'elle a dirigé, invitant les jeunes à s'emparer de la caméra pour filmer leur culture.
3) Présentation du film "Teen age love" réalisé dans le cadre du projet "I am, you are" produit par l'atelier de la cinémathèque de Jérusalem. De jeunes israéliens et palestiniens de Jérusalem, aidés par des réalisateurs professionnels, filment ensemble leur vie au quotidien, leur désir de témoigner et d'aller à la rencontre de l'autre.

Par ailleurs les étudiants du séminaire sont invités à participer aux journées d'études consacrées à Siegfried Kracauer et le cinéma, qui se dérouleront - à l'initiative de Monique Peyriere - les 22 et 23 Juin 2010 à l'EHESS au 105 bd Raspail.

 

Ce séminaire est accessible sur la plateforme d'enseignement de l'Environnement numérique de travail de l'EHESS :

Suivi et validation pour le master : Semestriel

Mentions & spécialités :
  • Sociologie
    (Séminaire de recherche M1S1 M1S2 M2S3 M2S4)

Renseignements : Daniel Friedmann, Centre Edgar Morin, 22 rue d'Athènes 75009 Paris

Direction de travaux d'étudiants : sur rendez-vous

Niveau requis : L3

Site web : http://www.iiac.cnrs.fr/cetsah

Adresse(s) électronique(s) de contact : friedman(at)ehess.fr, moniquepeyriere(at)hotmail.com

Compte rendu

Le programme du séminaire a consisté à analyser à partir de séquences de films (David Gavro, Sisai/2005 ; Alice Diop, Les Sénégalaises et la Sénégauloise, 2007, Daniel Friedmann, Que sont les immigrants devenus ? 2004) des manières différenciées par lesquelles le langage filmique peut faire ressortir des trajectoires de changement social, spatio-temporel et identitaires qu’effectuent les immigrants voire les acteurs sociaux contraints à l’exil (Asher Tlalim, Galout, 2003) dans le cours de leurs processus d’intégration, qu’il s’agisse dans certaines de ces séquences de filmer leur départ de la société d’origine et les espérances exprimées alors et puis au bout de plusieurs années, les avatars de l’installation dans la société d’accueil ou de manière symétrique de rebrousser le chemin dans un voyage qui amène l’immigrant saisi dans la société d’accueil à revenir vers sa société d’origine lors d’un retour au pays qui fait ressortir à travers l’expression visuelle du passé disparu, la transfiguration dans le présent d’une société quittée depuis longtemps et qui elle aussi a changé.
Cette liaison entre le vécu actuel et la mémoire, entre l’espace extérieur présent et les images de l’espace extérieur d’un ailleurs perdu permet de révéler les mouvements des quêtes d’identité et l’opération de travestissement que ces mouvements effectuent et assument au moyen de remaniements profonds des identités vécues et/ou rêvées.
Nous avons fait ressortir différentes modalités que met en œuvre le langage filmique pour confronter le passé au présent, l’espace social et affectif perdu et retrouvé, via le regard du filmeur sur le filmé, captant sa subjectivité par l’image et la parole.
La spécificité d’un travail de recherche filmique est à cet égard de ne jamais laisser le changement du champ filmé dans l’abstraction d’une déliaison ou de la désincarnation théorique mais de le lier et de l’incorporer à la présence implicite ou explicite des acteurs sociaux érigés en personnages.
Le langage filmique déplace aussi de la sorte le passé au présent conférant au moins au temps et à l’espace révolu une forme de vie résiduelle en tant que figuration ou opération visant à exorciser la disparition de sa trace présente.
Comme il se trouve que nombre des films visionnés sont aussi l’œuvre de filmeurs explorant leurs propres changements subjectifs, leurs trajectoires ou leur plasticité identitaire ainsi que celle de leurs proches, nous avons été amenés également à réfléchir aux différentes formes de la relation filmeur-filmé et à envisager une typologie des relations filmiques qui permette de recenser une gamme de situations qui vont du film sur l’identité et le changement de soi jusqu’aux films sur l’identité de l’autre, où le travail filmique confronte le filmeur à l’altérité et correspond à une forme d’enquête sociale empirique sur l’autre, non seulement dans les cas où il s’agit de se servir du film pour faire un travail de type socio-analytique sur soi mais aussi en tant que modalité filmique de la relation d’enquête, c’est-à-dire dans des films qui mettent en œuvre une relation d’enquête qui représente une forme de la relation à l’altérité (Élodie Ulldemolins, Vivre avec, 2009 ; Laetitia Mikles, Rien ne s’efface, 2008 ; Sarah Tikanouine, À quoi rêvent les Fennecs, 2009 ; Oriane Brun-Moschetti et Leila Morouche, Algérie, Tours/Détours, 2006) ou la rencontre de l’autre devient une relation bi-directionnelle de reconnaissance de l’autre à propos du film israélo-palestinien, I am You are (produit par la cinémathèque de Jérusalem, 2007) ou encore le portrait d’une anthropologue (Teri Wehn Damisch, Françoise Héritier, la pensée de la différence, 2008).
Nous avons par ailleurs prolongé la réflexion sur les films consacrés à des enquêtes sociales par deux séances de séminaires consacrés à analyser des films consistant en enquêtes sur les conflits sociaux et l’expression filmique de la dramaturgie au travail (Boris Petric, Emmanuel Laborie, Jours de colère, 2009).

Dernière modification de cette fiche : 7 juin 2010.

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