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Titre Inférence statistique, échangeabilité et approche mutiniveau
Auteur COURGEAU Daniel
Mots-clefs Approche multiniveau, Echangeabilité, Inférence statistique, Paradoxe de Simpson, Probabilité épistémique, Probabilité objectiviste, Sciences sociales
Thèmes Epistémologie, Inférence, Modélisation, Sociales (Sciences), Statistique
Résumé Cet article examine les problèmes posés par une inférence statistique en sciences sociales. Pour pouvoir passer d'une population à un nouvel individu sur qui on veut effectuer l'inférence, il est utile d'utiliser le concept d'échangeabilité, mis en évidence par de Finetti. Cela est montré pour un modèle logit simple avec deux groupes et pour un modèle multiniveau où l'on observe un plus grand nombre de groupes. Dans ces deux cas le paradoxe de Simpson vient jouer et peut fournir des résultats inverses selon que l'on travaille sur les données agrégées ou décomposées par groupe. Le concept d'échangeabilité permet, en utilisant les probabilités appropriées, de résoudre un certain nombre de problèmes posé par cette inférence. Mais il est nécessaire d'utiliser à la fois les données sur la population et des informations obtenues par d'autres moyens sur le sujet étudié, pour pouvoir réaliser cette inférence.
Numéro 179, Automne 2007
Langue   Français
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Titre Condorcet et la mathématique sociale. Enthousiasmes et bémols
Auteur FELDMAN Jacqueline
Mots-clefs Classification, Condorcet, Langue universelle, Mathématique sociale
Thèmes Histoire des mathématiques, Histoire des sciences, Sociales (Sciences)
Résumé Condorcet est le dernier encyclopédiste : « géomètre », passionné par le « bien public », il croit dans un progrès indéfini de l'esprit humain et des connaissances. La Raison, qui a si bien réussi dans les sciences de la nature, doit à présent servir aussi les « sciences morales », dont le but est le bonheur de l'homme. Premier à proposer et penser une « mathématique sociale », après n'avoir guère été écouté là-dessus au 19e siècle, il a retrouvé, depuis un demi-siècle, une reconnaissance académique, en tant que précurseur des mathématiques appliquées aux sciences de l'homme et de la société. Ce texte rappelle l'évolution de ses idées, en particulier les réticences du début, qu'on peut retrouver dans certaines critiques actuelles. Il évoque aussi, éléments de sa pensée moins connus, l'importance qu'il accorde à « l'art de faire des tableaux » et à l'établissement d'une langue universelle, qui permettraient à tous de participer à la connaissance scientifique. Il signale enfin, au-delà de l'enthousiasme militant de la maturité, quelques réflexions qui montrent que Condorcet n'était pas dupe de la possibilité de certaines dérives.
Numéro 172, Hiver 2005, n° spécial Modèles et méthodes mathématiques dans les sciences sociales : apports et limites
Langue   Français
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Titre La notion de modèle dans les sciences sociales: anciennes et nouvelles significations
Auteur ARMATTE Michel
Mots-clefs Econométrie, Epistémologie, Histoire des sciences, Modèle, Sciences sociales
Thèmes Economie - Econométrie, Epistémologie, Modélisation, Sociales (Sciences)
Résumé La notion de modèle joue un rôle fondamental aussi bien dans les sciences physiques que dans les sciences sociales. En s'appuyant sur les travaux de différents colloques et de travaux plus récents du centre Koyré, l'auteur dresse une fresque des différentes acceptions de la notion de modèle qui passe par la physique de Maxwell et Boltzmann à la fin du XIXe siècle, par les débats du Cercle de Vienne et la théorie des modèles en logique mathématique dans les années 1930-1950, puis par l'explosion de la notion plus empirique de modèle dans les sciences sociales aux deux moments clés des années trente et de l'immédiat après guerre avec le développement des mathématiques appliquées, de l'informatique, de la recherche opérationnelle, et de la modélisation structurelle. Une rupture importante apparaît dans les années 1970 qui invite à considérer que la modélisation des systèmes complexes ne trouve plus appui sur une théorie scientifique mais sur une multitude de savoirs que le modèle et plus encore le logiciel sont à même d'intégrer en fonction d'objectifs de connaissance et d'intervention. Dès lors c'est davantage la modélisation comme activité sociale et politique, inscrite dans des logiques d'acteurs et de décision collective, qui doit être considérée plutôt que le modèle comme objet médiateur purement cognitif entre théorie et observation.
Numéro 172, Hiver 2005, n° spécial Modèles et méthodes mathématiques dans les sciences sociales : apports et limites
Langue   Français
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Titre Introduction au numéro spécial : "Les réseaux sociaux"
Auteur DEGENNE Alain
Mots-clefs Aucun
Thèmes Modélisation, Réseaux, Sociales (Sciences)
Résumé Introduction au numéro spécial sur "Les réseaux sociaux"
Numéro 168, Hiver 2004, n° spécial Les réseaux sociaux
Langue   Français
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Titre Construire l'espace social : des modèles de voisinage pour les réseaux sociaux et les structures d'affiliation
Auteur PATTISON Philippa, ROBINS Garry
Mots-clefs Affiliation, Dynamique, Espace social, Graphe aléatoire, Voisinage
Thèmes Graphes, Modélisation, Probabilités, Processus, Réseaux, Sociales (Sciences), Stochastiques (Processus)
Résumé Nous proposons un cadre pour une analyse quantitative relationnelle de l'espace social. Nous suggérons que l'espace social ne peut pas être défini simplement en termes géographiques ou socio-culturels mais que cette définition suppose de comprendre l'interdépendance entre différents types d'entités sociales telles que des personnes, des groupes, des ressources et des positions socio-culturelles. Nous suggérons également que l'espace social ne peut pas être vu comme figé : à la différence de l'espace euclidien de la mécanique newtonienne, l'espace social est construit au moins en partie par le processus social dont il est le support. Dans le modèle stochastique général que nous proposons, les relations entre entités sociales sont considérées comme les éléments fonda-mentaux de l'espace social et les échanges observés sont conçus comme les produits de processus qui agissent dans des voisinages relationnels qui se recouvrent. Chaque voisi-nage correspond à un ensemble d'entités rela-tionnelles et est conçu comme un lieu d'interactions sociales. Nous montrons comment des spécifications particulières de ce cadre théorique produisent des hiérarchies de modèles pour les réseaux sociaux et pour les structures d'affiliation. Nous évoquons également de futurs développements de ce cadre.
Numéro 168, Hiver 2004, n° spécial Les réseaux sociaux
Langue  Anglais
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Titre Une mesure de la part de variation expliquée par les modèles dynamiques de réseau
Auteur SNIJDERS Tom A. B.
Mots-clefs Analyse longitudinale, Coefficient de détermination, Dynamique, Entropie, Réseau complet, Variation expliquée
Thèmes Entropie, Réseaux, Sociales (Sciences), Stochastiques (Processus)
Résumé On propose une mesure de la part de variation expliquée par un modèle stochastique de la dynamique des réseaux sociaux complets. Cette mesure est fondée sur l'entropie de la distribution des choix faits par les acteurs au cours du processus d'évolution du réseau. Elle a pour but d'aider à effectuer une meilleure interprétation et à sélectionner une spécification appropriée dans l'application des modèles statistiques s'appliquant aux données longitudinales concernant des relations.
Numéro 168, Hiver 2004, n° spécial Les réseaux sociaux
Langue  Anglais
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Titre Influence sociale et diffusion de l'innovation
Auteur STEYER Alexandre, ZIMMERMANN Jean-Benoit
Mots-clefs Apprentissage, Courbe de diffusion, Diffusion, Influence sociale, Innovation, Loi de puissance, Réseaux, Structure
Thèmes Diffusion, Dynamiques (Systèmes), Réseaux, Sociales (Sciences)
Résumé La notion de diffusion, quel que soit son objet, est centrale pour tout système ou construction sociale, car elle se trouve à la base de la mise en cohérence des comportements des individus ou de leurs représentations, donc de la coordination de leurs actions. L'idée, à l'origine de la notion de diffusion, est que les interactions entre individus sont le moteur principal de l'évolution de leurs compor-tements, croyances ou représentations. Notre démarche dans cet article est celle des réseaux d'influence sociale, dans lesquels l'agent est situé dans une structure de nature résiliaire où la progression de l'influence est contingente d'effets de cumul. Après avoir exposé les principes d'un modèle de diffusion en réseau, fondé sur une dynamique de cheminement de l'influence sociale, nous étudions la manière dont cette influence se propage sous la forme d'«avalanches», donnant par là une impor-tance fondamentale à la structure du réseau. Nous analysons comment le bruit, généré par ces avalanches constitue une signature de la structure sociale et peut en retour contribuer, par effet d'apprentissage, à modifier cette structure et donc la dynamique diffusion. Nous expliquons alors pourquoi émergent des courbes de diffusion « critiques » singulières, en loi de puissance, au lieu de la forme exponentielle des courbes de diffusion tradi-tionnelles.
Numéro 168, Hiver 2004, n° spécial Les réseaux sociaux
Langue   Français
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Titre Probabilités, démographie et sciences sociales
Auteur COURGEAU Daniel
Mots-clefs Démographie, Inférence statistique, Probabilité épistémique, Probabilité objectiviste, Sciences sociales
Thèmes Démographie, Epistémologie, Inférence, Modélisation, Probabilités, Sociales (Sciences)
Résumé Cet article replace les diverses notions de probabilité, apparues dès le XVIIe siècle, dans le développement simultané des sciences sociales. Si l'approche objectiviste, pour laquelle la probabilité est la fréquence limite atteinte après un nombre infini d'épreuves, a longtemps prévalu, l'approche épistémique, pour laquelle la probabilité concerne l'évaluation des degrés auxquels il est raisonnable de croire en la vérité de propositions, semble mieux convenir pour les sciences sociales. Une présentation et une discussion de ces deux approches sont faites ici, avec de nombreux exemples d'application aux sciences sociales.
Numéro 167, Automne 2004
Langue   Français
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