L'objet-personne

Centre(s) de recherche(s) / service(s): 
French
Sous-titre: 
Une anthropologie de la croyance visuelle
Texte: 

À quelles conditions un objet inanimé peut-il, dans l'espace de la mémoire sociale, penser, prendre la parole ou répondre à un regard ? En apparence, l'objet semble agir comme l’être humain qu’il remplace. Poursuivant le travail amorcé dans Le Principe de la chimère, les recherches ici réunies montrent que, lorsqu’un lien de croyance s’établit, l’objet-personne agit en fait de manière bien plus complexe. Sous forme de jouet, de statuette rituelle, de monument funéraire ou d’œuvre d’art, cet être animé par la pensée est plus proche d’un cristal que d’un miroir.
Dans le primitivisme moderne, il faut toujours qu’un objet soit une œuvre. Carlo Severi fait le choix inverse de considérer, d’une part, la production d’images comme un fait d’espèce, inséparable de l’exercice de la pensée (et donc universelle) et, d’autre part, « le jeu de l’art occidental » comme l’un des jeux possibles, et non le seul, que l’on peut risquer avec l’image. Pour développer cette hypothèse, il étudie trois types d’espace : abstrait, chimérique et gouverné par les lois de la perspective.
Au sein d’une même culture, et dans toute culture, cohabitent plusieurs niveaux ontologiques, liés à l’exercice d’une pensée par l’image. L’anthropologie de la mémoire telle que la construit Carlo Severi conduit à une anthropologie générale des formes d’exercice de la pensée.

Couverture: 
Date de parution: 
April, 2017
Collection: 
Aesthetica
Norme(s): 
Type de norme: 
Numéro: 
9782728805594
Type de publication: 
Boutons réseaux sociaux: 
Type d'éditeur: 
Autres éditeurs
Auteurs EHESS: 
Carlo Severi