Projet PLACES : « Supprimer les règles ? »

Une enquête collaborative entre journalisme et sciences sociales

De nombreuses enquêtes ont mis en évidence le fardeau que les menstruations pouvaient représenter pour un grand nombre de femmes : maux de ventre, de dos, migraines, déprimes, charge mentale et autres « indisponibilités » s‘ajoutent au coût financier et environnemental des protections à utiliser.

Récemment, le lien de causalité établi entre le fait d’avoir des règles anormalement douloureuses et une pathologie grave – l’endométriose – dont le traitement symptomatique passe notamment par la suppression des menstruations via la contraception hormonale, a contribué à l’essor de ce questionnement : les femmes doivent-elles vraiment saigner chaque mois ?

Outre-Atlantique, des pilules à prendre en continu pour éviter les règles sont commercialisées depuis le début des années 2000. Qu’en est-il en France ? Les femmes sont-elles informées de la possibilité de supprimer leurs règles via la pilule, l’implant ou le stérilet ? En font-elles usage ? Comment et pourquoi ? Qu’en disent le corps médical, les laboratoires pharmaceutiques, et les femmes ?

Tels sont les questionnements qui guident cette enquête conduite par Julie Ancian, sociologue travaillant sur les questions de genre et de santé à l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux – sciences sociales, politiques, santé (CNRS/EHESS/Inserm/Université Sorbonne-Paris-Nord), et Aude Lorriaux, grand reporter chez 20 Minutes, spécialisée dans les discriminations et l'égalité femme-hommes.

Pour approfondir cette enquête, 20 Minutes a donné la parole à cinq femmes ayant décidé d'arrêter leurs règles sous pilule.

Une enquête du projet PLACES

Cette enquête collaborative, entre journalisme et sciences sociales, fait partie du projet « Plateforme collaborative pour les enjeux sociétaux » (PLACES), coordonné par OpenEdition (CNRS/AMU/EHESS/AU) et financé par le Ministère de la Culture et de la Communication, au titre du Fonds de soutien à l’émergence et à l’innovation dans la presse, pour une durée de douze mois.

Ce projet a pour objectif de soutenir et d’observer des recherches collaboratives entre journalistes et chercheurs en sciences sociales à fin de constitution d’une boîte à outils facilitant ce type de collaboration.

Trois projets-pilotes menés par des chercheurs en sciences sociales ont été sélectionnés en partenariat avec 20 Minutes, Binge Audio et Café Babel pour mener des recherches sur les jeunes malades d’Alzheimer, la frontière de la vallée de la Roya et les usages sociaux des techniques de contraception.

Le projet est supervisé par Pierre Mounier et coordonné par Alessia Smaniotto, respectivement ingénieur de recherche et ingénieure d’études EHESS à OpenEdition. La recherche qualitative sur la collaboration des binômes de chercheures et de journalistes est réalisée par Alexandra Caria et Jonathan Chibois, post-doctorants EHESS à OpenEdition.

 

Découvrez les cinq volets de l’enquête

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