L’Art est une Boxe : De la performance, du politique, un projet Camargo/EHESS (2021)

En 2020, l'EHESS et la Fondation Camargo ont publié un appel à projets commun dont l'objectif est d'initier ou de renforcer des échanges entre chercheurs en sciences sociales et créateurs. Durant un mois d'échange à la Fondation Camargo (Cassis), les résidents travaillent à une production commune née de cet échange entre sciences sociales et arts. 

En 2021, l'EHESS et la Fondation Camargo ont publié un nouvel appel à projets.

 

PROJET LAURÉAT 2021 

L’Art est une Boxe : De la performance, du politique est un projet destiné à bouger les esprits.

Il est le fruit d’un dialogue entre Zora Snake, danseur, chorégraphe, artiste performeur et Julie Peghini, anthropologue, réalisatrice, maître de conférences. Il a pour focale une réflexion autour de la performance comme moyen de créer des espaces communs de contestation, de réflexion et de collaboration – espaces qui transcendent les frontières, tant physiques que disciplinaires. Ensemble, l’artiste et la chercheure souhaitent poser les jalons d’un ouvrage collectif consacré aux processus de boxe-création de Zora Snake.

Ce projet est l’aboutissement des réflexions de Dominique Malaquais, lauréate du Programme et décédée en 2021.

 

Bouger les esprits. Tel est l’objectif du projet que Zora Snake et Julie Peghini proposent dans le cadre de la résidence à Camargo. Ensemble, l’artiste et la chercheure souhaitent poser les jalons d’un ouvrage collectif consacré aux processus de boxe-création de Zora Snake.

Leur dialogue a pour focale une réflexion autour de la performance comme moyen de créer des espaces communs de contestation, de réflexion et de collaboration – espaces qui transcendent les frontières, tant physiques que disciplinaires.

L’ouvrage aura pour titre L’art est une boxe : de la performance, du politique. Il s’y agira de penser, via le travail de performance de Zora Snake, les possibles d’un monde débarrassé de barrières qui, en cette troisième décennie du troisième millénaire, vont s’accumulant, scindant de plus en plus radicalement un monde que nous vivons de moins en moins en commun. Proposition multiforme,  l’ouvrage réunira entretiens, essais de chercheurs, billets et fictions, ainsi qu’un important corpus photographique.

Si l’œuvre « Transfrontalier » sera centrale au livre, elle n’en sera pas la seule focale. Trois projets clés – dont un, « Les séquelles de la colonisation », est lui-même en trois parties – structureront la proposition, projets qui tous ont pour thématique le mouvement : mouvement de corps, d’objets et d’espoirs au présent et sur la longue durée. Corps de « migrants », on l’a vu, mais aussi d’esclaves, de travailleurs forcés, de prisonniers politiques ; objets d’art et de rituel pillés à l’ère coloniale et, depuis, soumis à une immobilité muséale leur ôtant force, possibles et devenirs ; espoirs de liberté (liberté de mouvement, liberté de parole) entravés mais aussi réappropriés…

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