Regards de l'EHESS : le procès Charlie Hebdo

Mercredi 2 septembre 2020 s’ouvrait le procès de quatorze personnes soupçonnées d’être impliquées dans les attentats de janvier 2015. Depuis cette date, d’autres attentats ont frappé la France et le reste du monde.

Durant ce procès historique, l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) vous propose une sélection des interventions de ses chercheurs et chercheuses dans les médias afin de penser notre rapport à cette forme de violence qu’est le terrorisme. Ce dernier modifie durablement les relations humaines et les institutions collectives, mettant tout aussi bien en crise le traitement médiatique de l’actualité que les fondements mémoriels de toute société.

Face à cette brûlante actualité, les sciences sociales ont plus que jamais pour mission d’exposer les racines de cette violence – pour mieux en comprendre les enjeux présents et à venir.

À travers cette revue de presse d’articles anciens comme récents, l’EHESS vous propose de découvrir un aperçu du type d’approches et de questionnements susceptibles d’éclairer un tel phénomène avec les outils des sciences sociales et de répondre à des questions qui nous concernent toutes et tous. 

En complément, l’École vous invite à découvrir en vidéo les quatre séances d’un cycle de conférences exceptionnel sur l'après-janvier 2015, organisé en mars 2015 pour penser, à chaud, l’événement.

 

Faut-il médiatiser les actes terroristes ?

Les chercheurs et chercheuses de l’EHESS le soulignent tous : rapporter un attentat terroriste dans les médias fait nécessairement la promotion dont avaient besoin ses auteurs. Dès lors, comment parler du terrorisme ?

 

Des sociétés brutalisées

Le terrorisme marque bien au-delà du seul instant de l’attentat. Par leur répétition et la menace qu’ils font planer sur le corps social tout entier, ces actes contribuent à brutaliser les sociétés et à les faire entrer dans une spirale de violence.

 

Mémoire des attentats, attentat aux mémoires

Par leur violence même, les actes terroristes s’attaquent aux mémoires collectives. Dès lors, faut-il garder mémoire d’eux ? et si oui, comment ? 

 

« Après janvier 2015 », un cycle de conférences exceptionnel de l’EHESS