Revue Artelogie n°11 « Délocalités, translocalités et activisme dans l'art électronique et biomédiale latino-américain »

Le présent appel vise à recueillir des articles prenant comme objet les arts électroniques et biomédiales latino-américains en articulation avec un certain nombre de concepts, tels que les délocalités, les translocalités et l’activisme. La thématique proposée questionne à la fois les différentes relations possiblesentre les pratiques artistiques et les contextes de production spécifiques et celles entre les pratiques artistiques et les contextes de réception des arts. Ces derniers sont traversés aussi bien par des positionnements "glocals" et "translocals" divers que par des mutations ontologiques que notre époque est en train de produire en relation - non plus avec des localisations régionales - mais avec le vivant, dans un sens plus large. Elle vise à réunir des propositions artistiques sur l’art et la technologie en lien avec l’activisme, impliquées dans la mobilisation et la création de nouvelles écologies sociales issues des actions collectives, relationnelles et collaboratives.

Le concept de délocalisation invite à une réflexion sur l’importance de l’extension des discussions, au-delà des contextes historiques bornés. Ce terme ne vise pas pour autant, dans ce cas, d’autres sens étendus, notamment son emploi dans le monde des affaires qui traduit la recherche des marchés où le travail est à moindre coût.

Le concept fait référence à des délocalisations posthumaines suivant des logiques trivalentes ou polyvalentes, impliquant des expérimentations artistiques capables de faire face aux nouvelles ontologies non réduites à des binarismes capables d’exclure, eux, de nombreuses ouvertures possibles. Les logiques trivalentes ou polyvalentes sont celles qui considèrent plus de trois possibilités de résolution, en même temps, à un problème d’étude. Par exemple, ontologiquement, dans ses relations avec les délocalisations posthumaines, cette logique habilite, en même temps, l’être humain et le non humain, comme l’indiquerait l’existence d’un être machinique. En somme, on est vivant par degrés avec des natures différentes et non à partir d’un jeu d’oppositions. En outre, ces expérimentations artistiques interrogent le problème de la vie - pas nécessairement humain, ou humaniste, ou même terrestre - en parallèle avec des positionnements "glocals" ou "translocals" propres à la théorie de l’art électronique et biomédiale. Pour ne pas tomber dans une nouvelle forme de colonialisme interne à l’Amérique latine, ou externe (avec l’objectif, par exemple, de décoloniser l’Amérique latine), on postule qu’il serait nécessaire de produire, au sein même du continent, de l’art et de la pensée capables de prendre en charge des phénomènes qui concernent les modes généraux d’existence, qui ne seraient pas seulement Latino-américains.

Domaines de recherche suggérés :
Bio-art, droit des espèces synthétiques, biopouvoir, production de subjectivités artificielles, arts électroniques et art biomédiales de l'ère de l'anthropocène à neoceno, écopolitique des paysages artificiels, des écosystèmes et des écologies technologiques, art électronique activiste, hack-activisme, épistémologie de la robotique non humanoïde, esthétique des bases de données, esthétique des mondes virtuels immersifs réalisés.

Date limite de réception des travaux originaux et inédits : 30 Juillet 2017.

Longueur totale du texte : signes (pas plus de 50000 signes ou de 35 pages), y compris le titre, les données biographiques des auteurs avec leurs mails, le résumé, l’introduction, tout autre paragraphe jugé approprié, conclusion, remerciements (le cas échéant) et références.

Suivre strictement le guide Normes de styles pour les auteurs de Artelogie (cf. lien ci-contre)

Envoi des articles à : artelogie[at]gmail.com.

Informations pratiques

Date(s) limite(s)
  • Dimanche 30 juillet 2017 - 20:00