Les mutineries de 1917 cent ans après

Les mutineries dans l'armée française en 1917 sont maintenant bien connues. Elles ont fait l'objet d’importants travaux depuis le travail pionnier de Guy Pedroncini en 1967, puis celui de Leonard V. Smith en 1994, et plus récemment des études renouvelées de Denis Rolland en 2005, d’André Loez publiée en 2010. Puis, en 2012, Galit Haddad aborde la question au prisme plus large de la protestation. Les mutineries furent mises en perspective lors d’un colloque organisé par le CRID 14-18 en 2007, tandis qu'un autre, en 2008, à l'Historial, évoquait plus largement les questions d'acceptations ou de refus de la guerre. D'autres études connexes ont été aussi publiées. Sans doute subsiste-t-il des zones d'ombre qui devraient faire l'objet d'études futures, mais on peut se demander si le prisme français n’a pas eu tendance à isoler les mutineries françaises des autres phénomènes de refus qui ont touché d'autres armées belligérantes. C'est pourquoi, à l'occasion du centenaire de l'année 1917, il est opportun de resituer le phénomène des refus collectifs dans le contexte plus large du premier conflit mondial. L'armée française a-t-elle été la seule à être confrontée à ce mouvement d'ampleur ? La réponse est évidemment non, mais alors quelles ont été les formes de désobéissance et de rébellion dans d'autres armées ? Pour tenter d'y répondre, la Société historique de Soissons en partenariat avec le Département de l’Aisne réunit des historiens qui présentent les différents mouvements de refus qui ont touché les différentes armées durant la Grande Guerre.

Histoire

Informations pratiques

Chercheur(s):
Emmanuel Saint-Fuscien
Date(s)
  • Vendredi 09 juin 2017 - 09:30 - Samedi 10 juin 2017 - 14:00
Lieu(x)
  • Le Mail, Centre culturel, 02200 Soissons
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