Découvrez le programme des 18 séances de séminaires :

 

  • Lundi 3 mai (15:00-17:00, UTC+1)

Esteban Buch : "Música y política: los poderes del sonido"

Ouverture par Christophe Prochasson, Président de l'EHESS, et Sabina Loriga, vice-présidente aux relations internationales

Langue principale : espagnol

Langues possibles de discussion : espagnol, anglais, français

En puisant dans des genres musicaux et des contextes historiques variés, on analyse l’insistance d’une série de formes temporelles : la répétition, la stase, le contraste, le climax. Il s’agit de rapprocher deux lignes de recherche, la première qui concerne les liens entre musique et politique, avec une focale sur les musiques d’État et la question de la résistance, la deuxième qui porte sur l’histoire sonore de la sexualité, dont les plaisirs de la musique dans les interactions sociales. Qu’il s’agisse de sexe ou de violence, de jouissance ou de répression, d’expérience du beau ou du sublime, ces formes temporelles caractérisent autant les phénomènes sonores, y compris les représentations musicales, que le vécu des individus, qu'elles influencent au moyen d’une pragmatique des émotions.

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  • Mardi 4 mai (15:00-17:00, UTC+1)

Françoise Daucé et Isabelle Thireau : "Publicness, media and collective action in Russia and in China"

Séance animée par Alain Blum

Langue principale : anglais

Langues possibles de discussion : anglais, français

L’objectif de ces interventions, et du séminaire dans lequel elles s’inscrivent, est de contribuer à l’intelligibilité des sociétés russes et chinoises, qui appartiennent toute deux à des espaces impériaux façonnés par l’expérience du communisme. Nous proposons un dialogue conjoint – et non pas une comparaison terme à terme - aux chercheurs qui travaillent sur la Chine et la Russie, un dialogue qui prend appui tant sur des matériaux historiographiques que sur des enquêtes de terrain, tant sur des observations en cours que sur des récits rétrospectifs.

Comment se faire entendre en Russie aujourd'hui ? Comment parler des difficultés collectives en contournant la conflictualité du politique ? La présentation portera sur la conversion de certains journalistes du journalisme politique vers le journalisme social. Elle s'intéressera notamment à leur intérêt croissant pour les récits ordinaires collectés auprès de personnes en difficultés. Ce détour par le plus proche leur offre des appuis pour questionner des réalités plus générales, voire même pour informer les "fonctionnaires" sur les difficultés sociales dans le pays. La présentation s'appuiera sur des entretiens avec des journalistes ainsi que sur des observations du site Takie dela (Ces affaires-là), qui, entre information et bienfaisance, propose de remettre "les gens au coeur du journalisme".

Comment agir de façon concertée en Chine aujourd’hui ? Comment s’engager dans des actions d’identification et de défense d’un bien commun et pour cela dépasser les cloisonnements institutionnels entre le local et le national, entre les « citoyens ordinaires » et ceux qui sont « dans le système » ? Comment légitimer les actions entreprises et les protéger d’éventuelles représailles en leur conférant le degré de publicité qui convient, c’est-à-dire en faisant un usage non anticipé de l’équivalence officielle posée entre visibilité, réalité et légitimité ? Comment contraindre les dirigeants locaux à l’action en les confrontant à une parole officielle reconfigurée grâce aux significations inédites attribuées, par les acteurs sociaux, à des engagements officiels épars et souvent contradictoires ? Les réponses à ces questions impliquent un usage complexe de différents types de média, sites Internet et réseaux sociaux que nous tenterons de décrire et d’analyser, à partir d’une enquête menée dans la ville de Tianjin.

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  • Mercredi 5 mai (15:00-17:00, UTC+1)

Thomas Piketty : "Inequality Regimes: A Global History"

Séance animée par Romain Huret

Langue principale : english

Langues possibles de discussion : anglais, français

 L'étude des régimes inégalitaires, c'est-à-dire des dispositifs à la fois institutionnels et intellectuels visant à reproduire et à justifier la structure des inégalités au sein d'une société donnée, relève à la fois de l'histoire économique et sociale et de l'économie politique et historique. A la frontière de ces deux champs, mes enseignements et séminaires visent à proposer une introduction à ce champ d'étude, et à replacer dans une perspective historique et comparative de longue durée l'analyse de la diversité des régimes inégalitaires actuels, en particulier dans leurs dimensions hyper-capitalistes, sociales-nationales, post-communistes et post-coloniales.

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  • Jeudi 6 mai (15:00-17:00, UTC+1)

Roberto Casati et Jean-Pierre Nadal : "Climate Change/Changing Behaviors"

Séance animée par Frédéric Brahami

Langue principale : anglais

Langues possibles de discussion : anglais, français

La prévention et l'atténuation du changement climatique nécessitent un changement de comportement ou une reconfiguration des comportements et des politiques. L'objectif de ce séminaire est d'établir un contact transformationnel entre l'expertise en géosciences et en sciences biologiques et l'expertise en sciences comportementales et cognitives sur les questions environnementales. Le séminaire :

1) S'appuie sur les sciences de la vie et les géosciences pour comprendre ce qui a un impact sur le changement climatique ;

2) S'inspire de l'économie pour comprendre comment réglementer et inciter les citoyens et les entreprises à aller vers ce qui a un impact positif ;

3) S'inspire des sciences cognitives pour comprendre l'aspect psychologique et social du changement nécessaire (comment comprendre et changer les individus)

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  • Lundi 10 mai (15:00-17:00, UTC+1)

Geneviève Pruvost et Stéphane Tonnelat : "Ethnographie des alternatives"

Séance animée par Céline Béraud

Langue principale : français

Langues possibles de discussion : français, anglais

Quelles ethnographies mettre en pratique pour étudier au plus près les expérimentations politiques « alternatives », avec une forte dimension écologique, environnementale et sociale ? L’accent sera mis sur les mises en récit possibles. Comment raconter, documenter avec justesse et éthique des terrains d’enquête impliquant un engagement militant ? Comment intégrer l’ethnographie coopérative, non académique, collective ? Comment répondre à la demande des enquêtés de ne pas être des « objets » d’étude ? Comment intégrer dans les descriptions les animaux, les plantes, les paysages, leur faire droit dans l’enquête, en prendre soin ?

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  • Mardi 11 mai (15:00-17:00, UTC+1)

Gisèle Sapiro : "Engagement and disengagement: the intellectual and artistic professions, between responsibility and disinterestedness"

Séance animée par Sebastian Veg

Langue principale : anglais

Langues possibles de discussion : anglais, français

Ce séminaire propose un état des lieux des principales questions et acquis de la sociologie des intellectuels, tout en indiquant ses apports à la sociologie du savoir et à l’histoire intellectuelle. Les professions intellectuelles et artistiques seront d’abord appréhendées comme un groupe social ou une catégorie. On tentera d’identifier leurs traits communs malgré les différences de statuts, notamment les principes d’autonomie, de désintéressement et de responsabilité. A partir de la théorie des champs de Pierre Bourdieu, seront ensuite appréhendées les conditions de production et de circulation des idées, des oeuvres et des savoirs, à une échelle locale, nationale et transnationale. On examinera enfin les modes d’intervention des intellectuels par-delà leur spécialité. Alors que les approches sociologiques et historiques se sont concentrées sur le contenu de leurs interventions, on analysera les formes qu’elles revêtent. Comme on le verra, ces formes d’intervention idéaltypipques correspondent à des modèles d’engagement indigènes: “conseiller du prince”, “intellectuel”, “avant-garde”, “organic intellectuals” (Gramsci), expert, “intellectuel spécifique” (Foucault), “intellectuel collectif” (Bourdieu).

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  • Mercredi 12 mai (15:00-17:00, UTC+1)

Pascal Engel : "Values and norms: friends or foes ?"

Séance animée par Jérôme Dokic

Langue principale : anglais

Langues possibles de discussion : anglais, français

Obéir à des normes, ou les violer,  et respecter des valeurs, ou être insensibles à elles, est-ce la même chose ? On s’attaque aux unes parce qu’on les trouve autoritaires,  mais on suspecte de conservatisme ceux qui défendent les autres. Avant de poser ces questions, il vaut mieux savoir en quoi consiste la normativité des normes et celle des valeurs, tant  dans le domaine pratique que dans le domaine théorique.

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  • Lundi 17 mai (15:00-17:00, UTC+1)

Catherine König-Pralong : "Modernités transatlantiques. L’histoire de la philosophie entre Europe et USA au XIXe siècle"

Séance animée par Antoine Lilti

Langue principale : français

Langues possibles de discussion : anglais, français, allemand, italien

Américanisation de l’Université européenne, européanisation de la société américaine, rémanence aux USA d’une société archaïque ou primitive ? Autour de 1910, Max Weber est incapable de trancher. Au XIXe siècle, des philosophes, des psychologues et des sociologues – certains nés aux USA, d’autres transfuges européens –, ont introduit l’histoire de la philosophie dans les « colleges », les sociétés savantes et les universités américaines. Miroir des nations européennes et de leurs colonisations savantes du passé, ce savoir mit au défi les conceptions, très diverses, de l’« esprit » américain.

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  • Mardi 18 mai (15:00-17:00, UTC+1)

Beatriz Fernández : "Métropoles et capitales : trajectoires locales dans un monde global"

Séance animée par Marie-Vic Ozouf Marignier

Langue principale : français

Langues possibles de discussion : espagnolanglais, français

Les grandes métropoles sont à la fois l’objet d’une médiatisation très forte et le centre d’intérêt d’une partie croissante de la littérature en études urbaines. Dans la plupart des cas, les métropoles sont présentées comme l’espace privilégié de la croissance économique, si bien que ces travaux et ces discours influencent, à des degrés divers, l’action publique et l’urbanisme. L’opposition binaire entre des métropoles croissantes, cumulant des pouvoirs et des richesses, et des territoires en décroissance, déconnectés des réseaux mondiaux, est rarement contestée.

Or, les grandes métropoles sont non seulement des espaces où les inégalités socio-spatiales se creusent, mais aussi des territoires où la croissance remarquable de certains quartiers coexiste avec la déshérence d’autres parties de la ville. En s’appuyant sur des analyses à une échelle fine (communale, infra-communale) du Grand Paris et d’autres métropoles mondiales, cette séance de séminaire vise à interroger l’image monolithique de la métropole croissante. S’intéresser aux rapports entre les différents espaces métropolitains et resituer la métropole dans son contexte régional permettra de réfléchir aux métropoles comme des territoires où croissance et décroissance urbaine sont inextricablement liées.

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  • Mercredi 19 mai (15:00-17:00, UTC+1)

Anne Lafont, Jean-Frédéric Schaub, et Silvia Sebastiani : "La race à l'âge moderne : expériences, classifications, idéologies d’exclusion"

Séance animée par Caroline Callard

Langues principales : français, anglais, espagnol

Langues possibles de discussion : espagnolanglais, français, italien, portugais

Notre séminaire a pour ambition de rendre à la question de la racialisation dans les sociétés occidentales et leurs colonies sa profondeur historique. Il invite les étudiants à relier entre eux des phénomènes qui peuvent leur être familiers mais qu’on ne connecte pas toujours, en portant notre attention sur l’âge moderne (15e-18e siècles) mais sans jamais perdre de vue l’historiographie de l’époque contemporaine et les tensions qui traversent nos sociétés. Nous le faisons en combinant trois façons complémentaires d’étudier les sociétés : l’histoire de la politique, l’histoire des savoirs et l’histoire des arts.

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  • Jeudi 20 mai  (15:00-17:00, UTC+1)

Jean-Bernard Ouédraogo et Monique Sicard, "Pour une génétique et une anthropologie des images"

Séance animée par Brigitte Derlon

Langue principale : français

Langues possibles de discussion : anglais, français

Les sciences sociales se méfient des images ; elles sont soupçonnées d’être trop imprégnées d’esthétisme et de subjectivité. Ces caractéristiques les éloigneraient de la rigueur scientifique. En s’appuyant sur l’exemple de la photographie, la séance sera consacrée à une discussion des fonctions heuristiques de l’image. La photographie comme un objet fabriqué est constituée de catégories de pensée et des modes de connaissance spécifiques et ceux-ci contribuent à élargir notre compréhension des dynamiques sociales. Encore faut-il dans cette perspective repérer les limites des pratiques photographiques pour mieux souligner leurs performances en matière de recherche. L’approche génétique de la photographie examine les processus de création photographique en tenant compte du trajet de l’avant-image, de l’épaisseur sociale de l’auteur et de l’identité historique des pratiques mises en œuvre dans la fabrication de cet objet. En conséquence, l’analyse soulignera la pertinence d’une compréhension anthropologique des pratiques photographiques contemporaines et de celles-ci comme révélateur du monde social. Ainsi, la photographie qui est un miroir continu du social fait apparaitre des dimensions nouvelles, jusque-là invisibles, de la vie des hommes en société. Au cours de cette séance, nous exposerons les fondements théoriques de cette approche génétique qui sera prolongée, par l’examen de situations concrètes en Europe et en Afrique, d’une anthropologie des pratiques photographiques qu’elle implique.   

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  • Vendredi 21 mai (15:00-17:00, UTC+1)

Arnaud Esquerre : "Langage et censure"

Séance animée par Patrice Maniglier

Langue principale : français

Langues possibles de discussion : anglais, français

Le séminaire porte sur la censure, qu’elle soit assumée par une institution d’Etat ou religieuse, qu’elle soit exprimée sous forme d’accusation, ou encore, depuis les années 2000, qu’elle soit justifiée comme pratique entrepreneuriale visant à « modérer » des messages mis en ligne. On peut différencier ces formes de censure en s’interrogeant sur ce qu’elles suppriment, c’est-à-dire en distinguant d’une part la suppression d’une partie ou de la totalité d’un message dans un espace d’expression partagé, d’autre part la suppression de l’accès au contenu à une partie ou la totalité d’un public ayant accès à cet espace d’expression partagé. L’attention se portera plus particulièrement d’une part sur le cinéma, d’autre part sur les messages en ligne laissés par des internautes pour commenter l’actualité, présente ou passée.

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  • Mardi 25 mai (15:00-17:00, UTC+1)

Andrea Benvenuto et Olivier Schetrit : "Los Estudios Sordos de una orilla al otro del Atlántico: aportes y desafíos"

Séance animée par Rafael Mandressi

Langues principales : espagnol, langue des signes française

Langues possibles de discussion : français, espagnol, langue des signes française

La surdité, les sourds et la langue des signes a donné matière à toute sorte de discours depuis la théologie et jusqu’aux sciences humaines et sociales depuis des siècles. Mais c’est seulement à partir des années soixante dix que ces études percent l’horizon académique. Les Deaf Studies désignent un champ d’étude interdisciplinaire s’intéressant aux sourds et aux langues des signes d’après une perspective linguistique et socio-anthropologique. Le caractère innovant des Deaf Studies ne réside donc pas tant dans leurs objets, mais dans l’institutionnalisation de ces derniers au sein de l’Université avec ses dispositifs discursifs et institutionnels propres. Puisant leur cadre théorique dans la mouvance des « Studies » (Black Studies, Women’s Studies, Cultural Studies), les Deaf Studies placent surtout le point de vue des sourds et leur participation à la recherche, au cœur de leurs travaux. Si ces recherches ont fortement contribué à renverser le paradigme déficitaire et réparateur de la surdité par celui d’une communauté de langue et de culture, le défi majeur des Deaf Studies c’est dorénavant d'élargir ses recherches aux multiples expériences de vie sourdes et des apports théoriques provenant d’autres horizons géographiques, culturels et linguistiques que ceux majoritairement anglosaxons ou européens qui alimentent les Deaf Studies aujourd’hui.

  • Mercredi 26 mai (15:00-17:00, UTC+1)

Juliette Rennes : "Approches critiques des catégories d'âge"

Séance animée par Nathalie Bajos

Langue principale : français

Langues possibles de discussion : anglais, français

Cette séance de séminaire propose de déplier sociologiquement la catégorie d’âge pour être en mesure de mieux comprendre les injustices fondées sur l’âge. Lorsqu’on parle de discriminations, d’inégalités, de stéréotypes ou encore de rapports de domination fondés sur « l’âge », il n’est pas toujours question des mêmes dimensions de l’âge (on peut faire référence à l’âge chronologique, à l’âge statutaire, au vieillissement corporel…). Comment distinguer ces différentes dimensions de l’âge et comprendre la manière dont elles s’articulent à d’autres catégories de classement et de hiérarchisation des individus, notamment le genre et le statut social ?

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  • Jeudi 27 mai (15:00-17:00, UTC+1)

Eloi Ficquet : "Describing the situations and facts of the war in Tigray, Ethiopia, since November 2020, between historical anthropology and digital ethnography"

Séance animée par Yohann Aucante

Langue principale : anglais

Langues possibles de discussion : anglais, français, አማርኛ

Aksum est la ville sainte des chrétiens d'Éthiopie, où l'Arche d'Alliance est conservée selon le récit médiéval de fondation de la dynastie royale. En novembre 2020, le jour de la grande fête annuelle de Sion (un des noms bibliques de Jérusalem), plusieurs centaines de personnes ont été massacrées dans différents quartiers de la ville et de ses environs. Ce massacre a été tenu sous silence pendant trois mois, jusqu'à ce que des enquêtes indépendantes l'attestent. Parmi une multitude d'atteintes aux populations civiles, dont l'attestation, la qualification et la responsabilité font débat, cet événement est représentatif du niveau extrême de violence du conflit qui fait rage dans la région éthiopienne du Tigray. A partir du cas emblématique d'Aksum, cette séance de séminaire interrogera les informations disponibles relatives au déroulement de cette guerre, en questionnant notamment le caractère inédit des attaques contre les sites religieux et historiques. Entre les deux approches de l'anthropologie historique et de l'ethnographie numérique, une attention particulière sera accordée aux conditions de production, circulation et interprétation de l'information, qui ont produit deux versions parallèles et irréconciliables des événements.

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  • Jeudi 27 mai (17:00-19:00, UTC+1)

Yohann Aucante : "Comparing social protection reforms: an international perspective before and after the Covid-19 pandemic"

Séance animée par Eloi Ficquet

Langue principale : anglais

Langues possibles de discussion : anglais, français

Le séminaire s'intéresse prioritairement aux tendances lourdes des réformes de la protection sociale dans différentes régions du monde. La comparaison dans ce domaine est souvent limitée à quelques pays occidentaux et le pari de cet enseignement est d'élargir l'horizon en considérant les dynamiques locales et globales qui affectent les systèmes de protection sociale et de santé, les acteurs qui sont à l'oeuvre, l'impact différencié de la mondialisation, avec une attention particulière à la crise pandémique que nous traversons et à ses effets considérables à tous les niveaux.

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  • Vendredi 28 mai (15:00-17:00, UTC+1)

Julia Christ et Dominique Linhardt : "Libertés et solidarités dans l’État moderne"

Séance animée par Bruno Karsenti

Langue principale : français

Langues possibles de discussion : anglais, français, allemand

La pandémie que nous traversons actuellement révèle une fois de plus la relation clivée que nos sociétés entretiennent avec l’État. D’un côté, l’État est appelé à organiser la vie commune afin d’en assurer la continuité. Mais, d’un autre côté, l’État se voit reprocher de réduire les libertés individuelles et collectives et de réprimer les solidarités horizontales. Ce séminaire vise à déplacer cette problématique en indexant la jouissance effective des libertés au degré de socialisation de l’État. Prendre acte de la réalité déjà effective de ce qui doit être conçu comme un processus continu permet de reconsidérer l’État comme l’expression même des solidarités. Prendre la mesure de son inachèvement permet de reformuler l’expérience du manque de libertés et de solidarités et les conséquences pratiques qui en découlent.

 

  • Lundi 31 mai (15:00-17:00, UTC+1)

Falk Bretschneider et Natalia Muchnik : "Histoire des enfermements (XVIe-XXIe siècles)"

Séance animée par Antonella Romano

Langue principale : français, espagnol

Langues possibles de discussion : espagnol, français, anglais, allemand

Les chercheurs ont longtemps situé la naissance de la prison au 19e siècle, en la concevant comme un dispositif cohérent de discours, de réalisations matérielles et de méthodes de traitement. Mais l’histoire de l’enfermement plonge ses racines dans un passé bien plus lointain. Notre séminaire s’intéresse aux pratiques, techniques et espaces de l’enfermement depuis la première modernité : dans les monastères occidentaux dont les règles et les structures spatiales innervent l’enfermement moderne, dans les geôles urbaines où se côtoient prisonniers pour dettes, hétérodoxes, prostituées et criminels ordinaires, ou dans les établissements multifonctionnels que sont les Tuchthuizen hollandaises ou les Zuchthäuser allemandes. Il s’agit de saisir les dynamiques qui se déploient sur le temps-long à partir de ce vaste champ de pratiques, d’espaces et d’usages, à travers l’expérience de celles et ceux qui peuplent ces mondes fermés et dans leurs liens avec la société qui les entoure et les a engendrés.

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