Le projet Geo Historical Data. Tuez le temps, faites de l'histoire

Le projet Geohistoricaldata regroupe une vingtaine de chercheurs autour de deux objectifs : l’étude des évolutions territoriales à différentes échelles (de la parcelle cadastrale au territoire national) et la création d’outils spécialisés et flexibles permettant de traiter ces questions. Dans ce cadre, l'équipe de recherche a lancé un large projet de vectorisation de plusieurs plans de Paris allant du XVIIIe au XXe siècle. Les chercheurs ont également initié la vectorisation des informations portées par la carte de Cassini(datant de la fin du XVIIIe) à l'échelle de la France entière.

Une démarche collaborative

Bien souvent dans ce domaine, la vectorisation des plans anciens est le fait de chercheurs ou de groupes de chercheurs isolés dans le seul but de répondre à leur questions de recherche immédiates et sans que la question du partage des résultats et des données ne soit effectivement posée.Le projet Geohistoricaldata propose de construire une plate-forme partagée afin de travailler sur des projets d'envergure et de mettre en oeuvre un contrôle collectif sur les processus de production, transformation et d'analyse des données géo-historiques. Les opérations telles que la numérisation, le géoréférencement et la vectorisation des sources historiques cartographiques impliquent plusieurs choix délicats qui doivent être documentés et régulièrement mis à jour.

Des données et des outils ouverts et libres

Réduire les déformations des sources historiques au cours du géoréférencement implique généralement des déplacements géométriques entre cartes consécutives. L'approche du projet Geohistoricaldata consiste à prendre ces déplacements en compte après le processus de numérisation à l'aide de procédures d'intégration de données et d’outils d'appariement. Cette démarche et les outils développés dans ce but permettent ainsi aux chercheurs de contrôler et de prendre en compte les imperfections des données tout au long de leur analyse.Les données ouvertes (OpenData) et des outils libres (Open source) produites dans le cours de ce projet fournissent ainsi à la communauté scientifique la possibilité de contrôler, suivre et reproduire les résultats à chaque étape de ce travail scientifique.

L'arpenteur topographe. Tuez le temps, faites de l'histoire

En collaboration avec la New-York Public Library (NYPL Labs) et avec le soutien de la Bibliothèque nationale de France, l'équipe du projet Geohistoricaldata souhaite lancer une saisie collaborative publique à grande échelle.Elle se fonde sur l'expérience du Building inspector proposé par la NYPL qui, en quelque mois, a vu 300 000 personnes contribuer à la numérisation des milliers de plans d'assurance de la ville de New-York.Le but de l'arpenteur topographe est de permettre au grand public d'aider la recherche géo-historique en controlant le travail historique déjà réalisé ou en contribuant à la saisie de nouvelles données. Il permet de vérifier et corriger les saisies existantes et de nommer et catégoriser les objets à l'aide d'outils simple de saisie et de gestion de consensus.

Le projet Geohistoricaldata est coordonné par Marc Barthelemy, Maurizio Gribaudi and Julien Perret. EHESS (Stéphane Baciocchi, Pascal Cristofoli, Bertrand Dumenieu, Maurizio Gribaudi, Hervé Le Bras, Éric Mermet, Claude Motte, Mylène Pardoen, Sandrine Robert, Marie-Christine Vouloir) - IGN / COGIT lab (Nathalie Abadie, Benoit Costes, Sebastien Mustière, Julien Perret, Ana-Maria Raimond) - CEA (Marc Barthelemy) - CHARTA SRL (Carlo Bertelli) - IFSTTAR (Olivier Bonin et Jean-Paul Hubert) - ArScAn (Laurent Costa) - Le Ny Conseil (Pierre-André Le Ny) - Géographie Cités/Sorbonne (Anne Bretagnolle, Julie Gravier) - geospective (Patricia Bordin) - INRA Nancy (Jean-Luc Dupouey) - LIVE/Université de Strasbourg (Anne Puissant) - ENSAT (David Shereen) - ThéMA/Université de Bourgogne (Chistophe Mimeur, Thomas Thevenin) - NYPL Labs (Mauricio Giraldo).

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