Drogues et créativité

Du club des « haschischins » à William Burroughs et Jack Kerouac, en passant par les « poètes maudits », Henri Michaux et les amateurs de mescaline, des écrivains ont voulu expérimenter les effets des drogues sur leur écriture. A partir des années 1960, des rockeurs aux rappeurs, en passant par les musiciens de reggae et techno, consommation de drogues et musique ont marché de concert. De fait, depuis l’émergence de la beat génération, tous les arts en Occident ont été influencés par l’usage de psychotropes venus d’ailleurs. En particulier les arts dits psychédéliques, exprimés notamment dans la peinture, qui ont donné lieu à un véritable courant artistique. Un courant qui s’est inscrit et a participé au mouvement de contestation non seulement des arts conformistes mais de la société autoritaire et inégalitaire. Faut-il en conclure que les drogues sont propices à la création artistique, qu’elles peuvent apporter un plus au talent, qu’elles ont de l’influence sur les artistes qui s’en servent et, à travers eux, sur les gens qui les lisent, écoutent, regardent ?

  • Ben Morea, artiste
    LSD et production éditoriale dans le milieu de l'autonomie newyorkaise dans les années ‘60: Ben Morea, Black Mask and le group "Up Against the Wall, Motherfuckers!

  • Jaïs Elalouf, artiste
    Psychédéliques et mouvements de contestations

  • Kiki Picasso (alias Christian Chapiron), artiste
    Apologie du bad trip

  • Captain Cavern, artiste
    Je pense donc je suis drogué

  • Pierre-Antoine Pellerin, linguiste, MC Lyon III
    L’Ecriture en manque : addiction, sevrage et delirium tremens dans Big Sur (1962) de Jack Kerouac

Histoire

Informations pratiques

Date(s)
  • Jeudi 9 mai 2019 - 17:00 - 20:00
Lieu(x)
  • EHESS (Amphithéâtre François Furet) -105, boulevard Raspail 75006 Paris
Contact(s)
  • vuckovic@ehess.fr
À consulter