Le présent de L'Historik. Autour de l'oeuvre de Reinhart Koselleck

Les journées d'étude internationales « Le présent de l'Historik. Autour de l'œuvre de Reinhart Koselleck » organisées par Bruno Quélennec (LIER-FYT), Goran Gaber (LIER- FYT) et Bruno Godefroy (Université Lyon III) se dérouleront du 13 au 14 juin 2019, au 105 boulevard Raspail, Paris 6ème. 

Ces deux journées d’étude s’inscrivent dans le cadre d’une réflexion, déjà bien engagée depuis quelques années, sur les fondements épistémologiques de l’œuvre de Reinhart Koselleck. Ce sont en effet aujourd’hui surtout ses réfexions théoriques sur les « temps historiques » (ou Historik) qui connaissent un écho important, bien au-delà de la communauté des historiens. Tandis que le projet d’une « histoire conceptuelle » (Begriffsgeschichte) s’exporte dans le reste de l’Europe (mais aussi au-delà) et s’étire dans le temps, certains concepts majeurs de Koselleck (la Sattelzeit, le couple « champ d’expérience »/« horizon d’attente », etc.) ont inspiré un ensemble hétérogène de théoriciens travaillant sur l’expérience de l’histoire et sur le(s) régime(s) d’historicité contemporain(s) : il suffira ici d’évoquer les noms de François Hartog, Hartmut Rosa, Paul Ricoeur, Hans Ulrich Gumbrecht, Aleida Assmann ou Heinz-Dieter Kittsteiner. Chez ces auteurs, la théorie des temps historiques s’est clairement émancipée du domaine des historiens, et c’est en tant qu’elle le dépasse qu’elle sera ici abordée. 

Le point de départ de ces deux journées d’étude est l’hypothèse suivante : toute théorie des temps historiques est également un diagnostic du présent, de la situation politique contemporaine. Or, cette hypothèse n’a pas souvent été prise en compte dans le cas de Reinhart Koselleck. Si les réappropriations très diverses dont font l’objet ses concepts sont la preuve de leur incontestable puissance théorique, elles semblent également être le produit d’un double processus de « décontextualisation » historique et de « neutralisation » politique. L’historicisation de l’Historik que souhaite mettre en avant ces deux journées aura donc un objectif double. Il s’agira d’une part de retrouver le sens complet de la théorie des temps historiques de Koselleck dans son contexte d’élaboration, en tant qu’elle est également un diagnostic de son présent. Ce faisant, on pourra d’autre part mieux comprendre et évaluer la fonction et la valeur de cette théorie aujourd’hui : Quels sont les buts recherchés et les efets, conscients ou non, de ses usages contemporains ?

Comité d'organisation 

  • Bruno Quélennec (LIER-Fonds Yan Thomas)
  • Goran Gaber (LIER-Fonds Yan Thomas)
  • Bruno Godefroy (Lyon III)

Les exposés et échanges se dérouleront en anglais. Avec le soutien financier de l'EHESS, du LIER-FYT, de l'Institut historique allemand et de la FMSH.

Informations pratiques

Date(s)
  • Jeudi 13 juin 2019 - 10:30
  • Vendredi 14 juin 2019 - 09:45
Lieu(x)
  • EHESS (salle 5) - 105 boulevard Raspail 75006 Paris
  • EHESS (salle 7) - 105 boulevard Raspail 75006 Paris
À consulter
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