Traduire les textes anciens : l'exercice de l'écart

Journée organisée, avec le soutien de Anhima et du CRAL, par Sandra Boehringer, Romain Brethes, Claude Calame, Florence Dupont, Tristan Mauffrey.

 

Traduire les textes latins et grecs est aujourd’hui d’une part une pratique éditoriale analogue à la traduction des langues modernes, d’autre part un exercice scolaire et universitaire. La réflexion sur la traduction est l’affaire des littéraires, des linguistes et accessoirement des philosophes. L’enjeu est de faire passer un énoncé, pour sa forme et son sens, d’une langue à l’autre et, dans une perpsective anthropologique, d’une culture à l’autre, en restant au plus près de sa « signification ».

Dans une perspective de l’écart, il convient de s’interroger sur les équivalents, dans l’Antiquité gréco romaine, de la notion moderne de traduction. À partir de verbes comme métaphrazein, interpretare, vertere, nous sommes confrontés à des pratiques multiples qui ne sont pas majoritairement centrées sur le sens de l’énoncé.

Ce retour sur l’Antiquité gréco-romaine nous conduit à problématiser différemment nos propres pratiques de traduction : pourquoi traduit-on ? Quel genre de texte ou de discours cherche-t-on à produire ? Quel effet sur la langue d’arrivée ? S’agit-il de transcrire un énoncé ou une énonciation ? Finalement, faut-il faire éclater la notion de traduction en des activités distinctes, selon la pragmatique que chacune implique ?

Antiquité

Informations pratiques

Chercheur(s):
Claude Calame
Date(s)
  • Samedi 13 mai 2017 - 09:00 - 18:00
Lieu(x)
  • INHA (Salle Fabri de Peiresc) - 2, rue Vivienne 75002 Paris
Contact(s)
  • AnTEcarts@gmail.com
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