Master - Étude comparative du développement

Mention Sciences sociales, territoires et développement

 

INSCRIPTIONS

1re campagne d’admission :  Du 04 mai au 19 juin 2020

Dès lors que le.la candidat.e obtient l’accord d’un.e tuteur.trice*, la candidature est à saisir sur l’interface e-candidature de l’EHESS, sur le lien suivant et à partir du 04 mai 2020 : https://www.ehess.fr/fr/admissions-inscriptions

La commission pédagogique ECD examinera les dossiers le 30 juin 2020.

 

2ème campagne d’admission :  Du 25 août au 15 septembre 2020

Dès lors que le.la candidat.e obtient l’accord d’un.e tuteur.trice*, la candidature est à saisir sur l’interface e-candidature de l’EHESS, sur le lien suivant et à partir du 25 août 2020 : https://www.ehess.fr/fr/admissions-inscriptions

La commission pédagogique ECD examinera les dossiers le 29 septembre 2020.

 

Aucun dossier ne sera examiné après le 29 septembre 2020.

*Pour obtenir l’accord d’un.e tuteur.trice, le.la candidat.e peut soit, contacter directement l’enseignant.e concerné.e, soit envoyer un pré-dossier (CV, projet de recherche, lettre) à l’équipe d’orientation et coordination pédagogique.

 

PRÉSENTATION DE LA  FORMATION

La spécialité Étude comparative du développement du master en sciences sociales de l'EHESS, désormais liée à la mention Sciences sociales, Territoires et développement, a hérité de l'expérience accumulée par la formation doctorale Recherches comparatives sur le développement. Cette formation de master continue à développer une approche multidisciplinaire de la problématique du développement, s’appuyant sur une collaboration active avec des chercheurs de grands établissements de recherche comme le CNRS, l’INRA, l’INSERM, l’IRD. Un certain nombre de thématiques sont privilégiées en fonction des capacités spécifiques d’encadrement de la formation :

1) Les dynamiques actuelles du changement structurel.

Ces dynamiques sont envisagées à travers les éclairages complémentaires de la notion du développement et elles se dégagent de l'analyse de trajectoires historiques, sociales et culturelles spécifiques mettant en évidence la construction historique et sociale des marchés, l'évolution des structures institutionnelles et des systèmes socio-économiques considérés comme des populations d'agents hétérogènes (individuels et collectifs, privés et publics, marchands et non-marchands). On insiste ici sur l'importance d'approches croisées entre les disciplines présentes dans la formation.

Pour ce qui concerne l'économie, une priorité sera donnée à des projets portant sur trois thèmes. Le premier est celui de la régulation démocratique des économies mixtes, dans le cadre d'une démarche où la combinaison de formes diverses de coordination, d'interactions entre l'action publique et les actions privées est considérée comme un cas général. Le second thème est celui de la mondialisation et de la cohérence des systèmes économiques. La généralisation de pratiques de libre échange, les nouveaux modes d'interconnexion des marchés financiers, les conséquences migratoires ou sanitaires de ces phénomènes, conduisent à renouveler l'approche de l'intégration des systèmes économiques nationaux dans des ensembles de plus grande dimension. Le troisième thème comprend l'analyse des dynamiques de transformation institutionnelle et de transition, dans le cadre soit des transitions des pays de l'ex-système socialiste soit des transitions institutionnelles des pays en développement.

2) Les dynamiques spatiales, territoriales et d’aménagementdu développement, dans le cadre de diverses aires culturelles.

Il s’agit de travailler sur les échelles multiples de la relation entre territoire et société (du local au global) en s’interrogeant sur les ambiguïtés des politiques et des pratiques du développement et sur les notions de justice sociale et de justice spatiale. En effet, à l’heure où nos sociétés globalisées sont de plus en plus confrontées d’une part à la montée des communautarismes (comme réponse à la perte d’identité réelle ou supposée que provoque l’expansion d’une culture dominante) et d’autre part à ce que certains ont pu appeler un « choc des civilisations », les sciences sociales doivent plus que jamais s’interroger sur les concepts d’espace et de territoire appliqués à la notion controversée de développement. On s’intéressera en particulier aux problèmes posés par la gestion des ressources, aux dynamiques urbaines dans les pays des Suds et aux déplacements volontaires ou forcés (réfugiés).

3) Les pratiques sociales du développement dans une perspective socio-anthropologique avec une attention particulière accordée aux acteurs du développement et aux thèmes du travail et de la santé au travail.

Les clivages socio-économiques qui sont à la fois la cause et la conséquence des tensions permanentes entre pays dits « du Nord » et pays dits « du Sud » ne peuvent pas être considérés de manière purement économétrique – c’est-à-dire abstraite et formelle. Les disparités et les inégalités ne sont pas réductibles à des tableaux statistiques que l’on pourrait représenter et spatialiser par le biais des systèmes d’information géographique : elles s’inscrivent dans des territoires (à différentes échelles) et doivent être étudiées par le chercheur sur le terrain.

4) L'écodéveloppement conçu comme une réflexion sur les formes d'harmonisation des objectifs sociaux qui constituent la finalité du développement avec une gestion prudente du capital de la nature et l'efficacité économique mesurée à l'aune macro-sociale. Il inclut la question des dynamiques sociopolitiques engendrées par la relation entre les dynamiques de développement et leur insertion dans des cadres environnementaux contraignants et celle de l'émergence d'acteurs spécifiques, qu'ils soient locaux, nationaux ou internationaux.

Nos capacités d’encadrement sont plus importantes en ce qui concerne les pays qui ont participé dans le passé à des expériences d’économies de type soviétique (ex-URSS, Europe centrale et orientale), l’Asie méridionale et orientale, l’Amérique latine et l’Afrique subsaharienne. L’encadrement de travaux portant sur d’autres aires culturelles n’est cependant pas exclu.

A l’issue du master ECD, les étudiants peuvent poursuivre leurs études dans le cadre de la formation doctorale en sciences sociales Territoires, sociétés, développement  (TSD) de l’EHESS.

 

Informations pratiques

Lieu(x) : Paris
Contact : Pascale Alzial
Tél : 01 49 54 25 20
Courriel : ecd-tsd.secretariat@ehess.fr