Bruno Karsenti

Directeur d'études de l'EHESS
Chaire : Théorie sociale et normativité
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Né en 1966, Bruno Karsenti a enseigné aux universités d’Aix-Marseille, de Lyon, de Paris I, avant de rejoindre l’EHESS où il enseigne depuis 2006. Il a dirigé l’IMM et le GSPM entre 2009 et 2013.

Il a étudié la tradition sociologique et anthropologique, et la place qu’elle occupe dans la formation de la pensée politique moderne. Son approche des questions politiques se fonde sur l’apport spécifique des sciences sociales et le déplacement conceptuel qu’elles opèrent. Il a publié des livres consacrés à Mauss, Durkheim et Comte, a édité certaines œuvres de Tarde, de Lévy-Bruhl, ou encore de Bergson. Il a analysé le paradigme structural, pragmatiste et phénoménologique en sciences sociales. Il s’est aussi attaché à suivre la voie de la psychanalyse dans la définition d’une identité collective de type proprement politique. Dans D’une philosophie à l’autre, paru en 2013, il caractérise et illustre la nouvelle pratique de la philosophie qu’induit la prise en compte des sciences sociales comme formation de savoir et pratique de connaissance constitutives de ce qu’on nomme modernité.

En 2013, la médaille d’argent du CNRS lui a été décernée pour l’ensemble de ses travaux.

Évenements

Jeudi 23 juin 2022
Colloque
Colloque « Sciences sociales en danger ? Pratiques et savoirs de l’émancipation » Un événement pour répondre aux pressions, difficultés, menaces et fragilités auxquelles sont soumises les sciences sociales aujourd’hui. 23 et 24 juin au Campus Condorcet Les sciences sociales sont-elles en danger ? Quatre...

Médias

Couverture "Socialisme et sociologie" (Éditions de l’EHESS, 2017)
Comment faire barrage au retour des nationalismes réactionnaires en Europe ? Inédite depuis la Seconde Guerre mondiale, leur poussée laisse les partis libéraux dans un état d’hébétude. Quant au socialisme, il connaît l’un des ébranlements les plus profonds de son histoire, lui qui, jusqu’à une...
© EHESS / 2018
La situation politique actuelle est marquée par un paradoxe : à la volonté affichée de renouer le lien entre dirigeants et citoyen.ne.s s’oppose la conviction que donner plus de pouvoir au « peuple» est irréaliste voire dangereux. Pour en sortir, il est aujourd’hui nécessaire de...