Michel N'buéké Adovi Goeh-Akue

Site(s): IMAF

Michel N'buéké Adovi GOEH-AKUE, Docteur de l'Université Denis Diderot (Paris 7), est professeur d'histoire à l'Université de Lomé, au Département d'histoire et d'archéologie. Il est co-responsable de la Chaire UNESCO « Rayonnement de la pensée africaine et préservation du Patrimoine culturel africain », Directeur du Collège des Écoles doctorales à l'Université de Lomé. Il est co-auteur de Histoire des Togolais (en 4 volumes chez Karthala), éditeur entre autres de l'ouvrage : Les États-nations face à l'intégration régionale en Afrique, le cas Togo réalisé dans le cadre du programme MOST de l'UNESCO sur l'intégration régionale en Afrique de l'Ouest. Il est invité à l’EHESS entre le 12 janvier et le 12 février.

 

 

Conférences 

 

Etats, sociétés, économies et cultures dans le Golfe du Bénin dans la longue durée : Du XVIe siècle au début du XXIe siècle

 

Le Golfe du Bénin entre histoire « locale », histoire « nationale », histoire « régionale » : quelles sources et quelle méthodologie 

Dans le cadre du séminaire « Les Afriques dans la longue durée : acteurs, savoirs, pratiques » organisé par Catarina Madeira-Santos et Elikia M’Bokolo

  • Lundi 15 janvier 2018 de 15h à 18h - EHESS (salle de réunion de l’IMAF, 2e étage) - 96 bd. Raspail 75006 Paris

Aujourd’hui, l’espace désigné sous le nom de Golfe du Bénin est subdivisé en au moins quatre pays (Ghana, Togo, Bénin, Nigeria) auxquels il est difficile de disjoindre la Côte d’Ivoire. En dépit de l’unité culturelle et de l’histoire, les nouvelles identités créées par la colonisation suite à la balkanisation spatiale, linguistique voire économique reste un handicap institutionnel qui pose la question de l’échelle à laquelle l’on peut appréhender l’histoire des peuples et sociétés transfrontalières ; à savoir comment cerner le local, le national, le sous régional, vu la diversité des destins coloniaux.

 

 

Sources et renouvellement de l’histoire en Afrique dans le Golfe du Bénin : archives nouvelles, histoire des familles, histoires de vie, biais de l’anthropologie culturelle

Dans le cadre du séminaire « Les Afriques dans la longue durée : acteurs, savoirs, pratiques » organisé par Catarina Madeira-Santos et Elikia M’Bokolo

  • Lundi 29 janvier 2018 de 15h à 18h - EHESS (salle de réunion de l'IMAF, 2e étage) - 96 bd. Raspail 75006 Paris

L’historiographie africaine contemporaine est largement tributaire des archives coloniales et des archives diplomatiques des anciennes métropoles, celles-ci ne sont pas encore toutes connues et investiguées, notamment les archives allemandes. Mais il reste aussi un effort important à déployer pour davantage saisir de l’intérieur les stratégies d’acteurs, qui passe par une meilleure organisation des archives post indépendance et un renouvellement des sources et méthodologies notamment à travers les histoires de familles, de vie et l’ouverture à l’anthropologie culturelle et économique.

 

 

Le Golfe du Bénin à la rencontre de l’Occident : chocs, mutations politiques, résilience (XVIe –XIXe siècles)

Dans le cadre du séminaire « Les Afriques dans la longue durée : acteurs, savoirs, pratiques » organisé par Catarina Madeira-Santos et Elikia M’Bokolo

  • Lundi 5 février 2018 de 15h à 18h - EHESS (salle de réunion de l’IMAF, 2e étage) - 96 bd. Raspail 75006 Paris

Le Golfe du Bénin est au centre de l’espace tristement dénommé : Côte des esclaves. Mais au-delà de la traite, des mutations politiques caractérisées par des luttes hégémoniques et des stratégies de conquête ou de survie sont permanemment construites sur cet espace. Celles-ci ont pérennisé des pratiques ou favorisé des adaptations des différents acteurs face aux coups de l’existence.

 

 

Un exemple d’histoire nationale : « L’Histoire des Togolais » : enjeux, méthodologie et perspectives

Dans le cadre du séminaire « Les Afriques dans la longue durée : acteurs, savoirs, pratiques » organisé par Catarina Madeira-Santos et Elikia M’Bokolo

  • Lundi 12 février 2018 de 15h à 18h - EHESS (salle de réunion de l’IMAF, 2e étage) - 96 bd. Raspail 75006 Paris

Ecrire l’histoire en considérant les frontières issues de la colonisation reste une gageure au regard non seulement des frontières et des systèmes politiques de par et d’autre ainsi que des enjeux liés à la fonction sociale de plus en plus dévolue à l’histoire comme science de légitimation des pouvoirs politiques. Au-delà des difficultés, la jeune école historique du Togo a produit une histoire nationale du Togo en quatre volumes des origines à 1960 ; quels en sont les enjeux, la méthodologie et les perspectives ?