Mohammed MOUAQIT

Chaire : sécable de l'Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman
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Mohammed Mouaqit est depuis 1986, Professeur de l’Enseignement Supérieur à la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de l'Université Hassan II Aïn Chok,  Casablanca. Ses recherches sont effectuées dans les domaines suivants : Droit ; sociologie politique ; pensée politique, Société civile ; Droits de l’Homme ; Droit de la famille. Les thèmes dominants de ses recherches sont la sécularisation ; la démocratisation ; le changement politique et juridique ; la modernisation et la modernité et l’État de droit. Après des études supérieures en Droit en France (Paris II Assas), Mohammed Mouaqit obtient son Doctorat d’État en 1984.

Mohammed Mouaqit participe au Programme Professeurs invités de l'EHESS, chaire sécable de l'IISMM, sur proposition de Baudouin Dupret (Centre d'études des mouvements sociaux - CEMS).

Conférences

La normativité islamique dans le cadre positiviste de l’état national. Eléments d’une sociologie des systèmes juridiques dans le monde musulman (1)

Dans le cadre du séminaire "Introduction au droit musulman"

La question de la normativité islamique dans les systèmes juridiques du monde musulman peut être approchée à partir d’une « hypothèse forte » : la réalité politique de l’État national accule la normativité islamique à être subordonnée à la « logique » positiviste qui en est le corollaire et à subir des évolutions qui, à terme, en amenuisent la portée. Sans qu’il soit possible de nier la réalité persistante, voire constitutive, de la normativité islamique

 

  • Jeudi 9 mai 2019 de 11h à 13h — EHESS, IISMM, Salle de séminaire, 96 Bd Raspail, 75006 Paris

 

La raison juridique entre fiq’hisme et positivisme. Aspects de l’évolution du Droit dans le Maroc contemporain.

Dans le cadre du séminaire "Les Afriques dans le monde (LAM)"

La capacité de l’état national de déterminer la société est restée conditionnée par la légitimité religieuse. Le besoin pour l’État d’un Ijtihâd « fonctionnel » qui réponde aux exigences de son inscription dans le temps de la modernité et de son intégration dans le mouvement de la modernisation et de développement de la société était indispensable pour faire passer les réformes comme compatibles avec la référence à l’islam. L‘étatisation prit d’une part la forme de l’intégration organique et fonctionnelle du ‘alem traditionnel. L’étatisation organique et fonctionnelle du clerc religieux ne pouvait cependant être efficace que si elle allait de pair avec une étatisation de sa rationalité. Le clerc traditionnel, le ‘alem, pouvait mettre au service  du pouvoir politique sa raison fq’histe, mais il ne le pouvait d’une manière qui, dans une logique positiviste kelsénienne moderne, l’emboîterait à l’intérieur de la souveraineté étatique et y inscrirait ses limites. C’est le juriste positiviste moderne, appelé à opérer sur la normativité islamique positivisée, qui se prêtera le plus à une étatisation de la rationalité de la raison fiq’histe et de l’ijtihâd.

 

  • Lundi 13 mai 2019 de 14h30 à 17h00 — IEP Bordeaux, Salle A134, 11 allée Ausone, 33600 Pessac

 

La normativité islamique dans le cadre positiviste de l’État national. Eléments d’une sociologie des systèmes juridiques dans le monde musulman (2)

Dans le cadre du séminaire des doctorants

La question de la normativité islamique dans les systèmes juridiques du monde musulman peut être approchée à partir d’une « hypothèse forte » : la réalité politique de l’État national accule la normativité islamique à être subordonnée à la « logique » positiviste qui en est le corollaire et à subir des évolutions qui, à terme, en amenuisent la portée. Sans qu’il soit possible de nier la réalité persistante, voire constitutive, de la normativité islamique dans ces systèmes, il y a lieu de voir que cette normativité est prise dans un processus d’amenuisement de sa domination sur le système juridique.

 

  • Jeudi 16 mai 2019 de 10h à 12h — MISHA - Maison interuniversitaire des sciences de l'homme - Alsace, Salle Océanie, Allée du Général Rouvillois, 67083 Strasbourg

 

La pensée politique, juridique et éthique d’un clerc classique. Al-Mâwardî.

Dans le cadre d'une table ronde

Al-Mâwardî est un 'alem et un faqîh qui a produit une pensée juridique, politique et éthique. Sa pensée et l'usage de sa pensée illustrent un rapport réaliste aux problèmes du pouvoir politique. La conférence a pour but de rendre compte de cette pensée.

 

  • Jeudi 16 mai 2019 de 14h à 16h - MISHA - Maison interuniversitaire des sciences de l'homme - Alsace, Salle Océanie, Allée du Général Rouvillois, 67083 Strasbourg