Willem Klooster

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Wim Klooster est professeur et titulaire de la chaire Robert H. et Virginia N. Scotland en histoire et relations internationales à l'Université Clark, où il enseigne depuis 2003.

Willem Klooster consacre ses recherches à l’histoire du monde atlantique (15e-19e siècles), avec un intérêt particulier pour l’histoire comparée des colonialismes aux Amériques, la période de « l’âge des révolutions atlantiques (1776-1824) » et l’espace caribéen. Il a publié notamment The Dutch in the Americas, 1600-1800 (Providence: The John Carter Brown Library, 1997), Revolutions in the Atlantic World: A Comparative History, new edition (New York: New York University Press, 2018). The Atlantic World: Essays on Slavery, Migration, and Imagination, (avec Alfred Padula) (London: Routledge, 2018). Realm between Empires: The Second Dutch Atlantic, 1680-1815 (co-author with Gert Oostindie) (Ithaca, N.Y.: Cornell University Press, and Leiden: Leiden University Press, 2018). Il est l’éditeur scientifique de The Cambridge History of Atlantic Revolutions (CUP, à paraître)

Willem Klooster participe au Programme Professeurs invités de l’EHESS, sur proposition de Clément Thibaud, Mondes Américains/CERMA

Willem Klooster will take part of the Visiting Professors Program designed by EHESS, on proposal of Clément Thibaud, Mondes Américains/CERMA.

CONFÉRENCES


Représentation, démocratie et peur de la plèbe dans les régimes révolutionnaires

Dans le cadre du séminaire de Clément Thibaud : « Révolutions et contre-révolutions en Amérique latine, des grandes révoltes andines à la Révolution mexicaine (1780-1920) ».

La représentation politique, qui avait été un phénomène rare dans l’Europe de l’ancien régime ou dans le monde colonial, était une question centrale à l’ère des révolutions, à la fois pour alimenter les révolutions et pour affecter la construction des régimes postrévolutionnaires. Ce qui a empêché de nombreux membres des élites de soutenir la notion moderne de suffrage universel, c’est leur mauvaise opinion des capacités intellectuelles des plébéiens ainsi que leur crainte des soulèvements. Au fur et à mesure que cette époque se développait, les références aux révolutions française et haïtienne ont servi d’avertissement : le « peuple » pouvait se manifester comme une force imprévisible, incontrôlable et manipulable.

Biais et silences dans l’historiographie de l’âge des révolutions

Dans le cadre du séminaire de Pierre Serna (IHRF-IHMC, Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Francesco Dendena (BnF) : « En faisant, en écrivant la Révolution française »

  • Mercredi 17 novembre 2021, de 17h à 19h
    Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (salle D633, galerie Dumas) - 17, rue de la Sorbonne, Paris 5e

Les historiens ont fréquemment présenté les révolutions comme des affaires simples et unidimensionnelles, dans lesquelles les personnes qui n’étaient pas d’accord avec les révolutions ou qui les combattaient activement restaient dans l’ombre. Ces dernières années, cependant, les loyalistes et les royalistes ont reçu beaucoup d’attention. Ce qui reste peu étudié, ce sont les neutres, ceux qui ont choisi de ne prendre parti pour aucun des deux camps. Combien étaient-ils et pouvaient-ils éviter d’être entraînés dans l’opposition binaire entre révolution et contre-révolution ? Dans cette perspective, cette conférence abordera également d’autres sujets négligés.

Rumeurs d’espoir, rumeurs de peur : les nouvelles qui mobilisent à l’âge des révolutions

Dans le cadre du séminaire « Nouvelles recherches nord-américanistes : séminaire du Centre d’études nord-américaines (CENA) », oragnisé par Cécile Vidal, Nicolas Barreyre et Romain Huret.

  • Lundi 22 novembre 2021, de 14h30 à 16h30
    EHESS-Condorcet (salle A427) - 2, cours des Humanités, Aubervilliers, 93

Afin de déterminer ce qui a poussé les hommes et les femmes n’appartenant pas aux élites à rejoindre les révoltes à l’ère des révolutions (1775-1830), cette conférence analysera les rumeurs, qui constituaient une forme d’information importante pour les personnes alphabétisées et analphabètes. Une distinction sera faite entre deux types de ces rumeurs : a) la rumeur effrayante d’un groupe social ou ethnique particulier, évoquant généralement des envahisseurs étrangers auxquels on attribue l’intention de répandre la mort et la destruction ; b) la rumeur confirmant l’espoir d’un groupe social spécifique (serfs, esclaves) que le monarque ou d’autres autorités avaient émis un décret les émancipant, alors que le décret était retenu par les autorités locales et les propriétaires fonciers.

Comparaison de la lutte pour l’égalité des droits des Juifs et des gens de couleur libres

Dans le cadre du séminaire de Clément Thibaud : « Révolutions et contre-révolutions en Amérique latine, des grandes révoltes andines à la Révolution mexicaine (1780-1920) ».

Dans le monde atlantique, l’ère des révolutions a créé des situations de crise qui ont ouvert de nouvelles possibilités d’émancipation pour des groupes de population qui avaient toujours été confrontés à une discrimination légale. La lutte de deux groupes est comparée ici : celle des Juifs et des personnes libres de couleur. Bien que ces groupes aient profité du climat révolutionnaire pour demander l’égalité des droits, il y avait aussi une résistance à l’abandon des privilèges qu’ils avaient reçus et au renversement des anciens régimes.