Capturing Zanzibar in images: Photography as documentary

Cette projection-débat prend place dans le cadre du colloque « Zanzibar : montrer/cacher, dire/taire et autres (faux-) secrets » organisé à l'Université Nanterre (31 mai) et à l'EHESS (1er juin).

Ce colloque interroge ce qui fait secret à Zanzibar, mais aussi ce qui est trahi du secret et de quelle manière. Dans quelles conditions le monde des esprits et de la nuit est-il dicible, en tant qu’expérience intime et publique de la folie, de la sexualité et des rapports de genre ? Que cache-t-on mais dit-on et révèle-t-on aussi de la violence et de la race à propos de la révolution de 1964 à Zanzibar ? En quoi le regard sur le corps de la femme, entre voilement et dévoilement, en fait-il un lieu de visibilité du pouvoir?

Ces questionnements sur le (faux-) secret, qui recoupent les réflexions plus classiques en sciences sociales sur le public et sur le privé, doivent permettre de réfléchir collectivement sur la valeur sociale qui est attribuée au (faux-) secret à Zanzibar, sur ses conditions de possibilité et les limitations effectives qu’elle rencontre.

 

Auteure :

  • Ania Gruca, photographe.

Ce projet photographique sur la société swahili de Zanzibar a commencé par des recherches sur la vie de ceux qui m'entourent, quelle que soit l'espace du monde social où ils se trouvent. J'ai centré mon approche sur des groupes d'individus - des familles aux travailleurs et travailleuses - et leur vie quotidienne, mais aussi sur des événements majeurs qui affectent leur vie, comme les célébrations publiques ou religieuses et les élections. En me laissant le temps de me familiariser avec les gens, et en revenant régulièrement sur mon terrain, j'ai pu me déplacer à travers les couches sociales, les mondes de la jeunesse et la radicalisation de l'islam comme expressions d'une réalité souvent très dure d'inégalités et de problèmes sociaux modernes, tels que la violence, le chômage et l'usage de drogues. Néanmoins, dans ce projet, j'inscris mon travail dans la tradition des beaux-arts, et je me positionne moins comme photographe-reporter que comme documentariste et artiste, dans l'espoir de faire progresser à la fois la compréhension et l'appréciation de la société zanzibarite à Zanzibar et ailleurs dans le monde.

 

Discutants :

  • Nathalie Carré (INALCO)

  • Jean-Claude Penrad (EHESS)

 

Image Afrique

Informations pratiques

Chercheur(s):
Date(s)
  • Vendredi 1 juin 2018 - 13:30 - 14:30