La formation doctorale de l’EUR « Sciences sociales du genre et de la sexualité » fait sa rentrée

Pour sa deuxième rentrée, en 2021, le parcours pédagogique de l’École universitaire de recherche (EUR) « Sciences sociales du genre et de la sexualité » (Gender and Sexuality Studies - GSST) compte trente-six étudiant·es en première année de master, cinquante en deuxième année, ainsi que neuf doctorant·es et huit étudiant·es inscrits en année préparatoire au doctorat (APD).

En plus de Mallaury Bolanos (CMH), Anouk Durand-Cavallino (CRH), Clara-Marie Nasser (CMH/Cems) et Anne Zhou-Thalamy (CMH), recrutées en octobre 2020, la formation doctorale Sciences sociales et genre accueille aujourd’hui cinq nouvelles doctorantes :

  • Anna Berrard (Cems), « Le New age au prisme du genre », sous la direction de Geneviève Pruvost et Irene Becci ;
  • Lise Cottet (CMH), « Fabriquer le genre dans un univers professionnel masculin. Décisions créatives et stratégies commerciales genrées des studios de jeux vidéo », sous la direction de Sylvain Laurens ;
  • Hélène Paquet (Cessp/CMH), « Journalisme, parcours de vie et militantisme : le cas des journalistes portant la "cause LGBT" dans les médias », sous la direction de Dominique Marchetti et Amélie Le Renard ;
  • Yasmine Tuffy (Iris), « Entre normalisation et stigmatisation. L’expérience sociale de l’identité lesbienne en France et au Mexique », sous la direction de Wilfried Rault ;
  • Natasza Quelvennec (Cessp), « Politisation de l’avortement en Pologne de 1989 à nos jours. Mythologie nationale, construction d’un enjeu politique postsocialiste, requalification du genre », sous la direction de Ioana Cîrstocea.

L’EUR GSST, portée par l’EHESS en partenariat avec l’Ined, a été lancée en 2020 avec l’objectif de répondre aux questions de genre et de sexualité, au cœur du débat public, et aux manières de les approcher en sciences sociales. Ce projet scientifique, financé par le Programme Investissement d’Avenir (PIA) et mis en œuvre par l’Agence nationale de recherche (ANR), est porté par les sociologues Christelle Avril (EHESS), en tant que responsable scientifique et technique du projet, et Mathieu Trachman (Ined), en tant que responsable adjoint.

Un projet né sur le Campus Condorcet, accélérateur de collaborations scientifiques

L’EUR GSST prend place au cœur du Campus Condorcet, situé à Aubervilliers, et implique au moment de sa mise en place six unités de recherche dont l’EHESS est tutelle : le Cems, le Césor, le Cessp, le CMH, le CRH et l’Iris, ainsi que deux unités de recherche de l’Ined (« Genre, sexualité, inégalités » et « Santé et droits sexuels et reproductifs »).

Le projet bénéficie de vingt-et-un contrats doctoraux sur huit ans, dont 13 allocations doctorales du PIA, faisant de la formation doctorale « Sciences sociales et Genre » la première formation doctorale structurée et soutenue par l’État en études de genre en France.

Portée par deux des onze établissements fondateurs du Campus Condorcet, l’EHESS et l’Ined, cette EUR, parmi les premiers projets scientifiques nés sur le Campus, met en lumière la richesse des convergences scientifiques qui sont amenés à s’y construire.

Un projet pédagogique et scientifique

Ce projet confirme la place de l’EHESS et de l’Ined comme références à l'échelle nationale en matière de recherche sur les questions de genre et de sexualité. Il permet également de poursuivre et de renforcer les liens institutionnels, pédagogiques et scientifiques entre les deux établissements, mais aussi de donner une visibilité internationale au partenariat.

L’EUR GSST est une formation du master au doctorat qui a une double spécificité scientifique au regard de l’offre nationale et internationale. Prenant appui sur la mention « Études sur le genre », avec trois parcours de spécialisation en master : Sociologie, Histoire et Anthropologie, et la formation doctorale « Sciences sociales et Genre », elle donne une place centrale aux recherches sur le genre et la sexualité comme nœud et révélateur privilégié des évolutions des rapports de genre. Elle forme aux méthodes statistiques comme outils d’objectivation du genre et de la sexualité.

La mention « Études sur le genre » propose en outre une spécialisation aux métiers de l’égalité, consolidée par des stages de terrain et une formation à la recherche articulant des méthodologies qualitatives et quantitatives.