Vie et mort des concepts historiographiques

En une formation, une carrière, une vie d'historien, nous sommes appelés à voir évoluer nos manières de penser et d'écrire l'histoire. Parce que chacun de nous évolue, progresse peut-être mais aussi parce que certains notions, dominantes à une certain période, perdent de leur superbe, se réfugient dans ses marges, sortent du champ historique si champ historique il y a.

Prenant son intitulé au sérieux, le GEHM (groupe d'études des historiographies modernes) proposera au cours de l'année 2016, sous l'intitulé d'ensemble « Vie et mort des concepts historiographiques », trois rencontres destinées à aborder, sous son angle historique, la question de l'environnement intellectuel et méthodologique de notre profession.

Après un bref retour « socio-historique » sur les raisons d'une part, les conséquences sur l'exercice de notre profession d'autre part, de ces engouements/dépérissements, la journée consistera en la présentation de quelques études de cas, c'est-à-dire de quelques études de mots ou expressions largement utilisés à un moment de l'évolution historiographique : Multi-culturalisme (Henriette Asséo), Résistancialisme (Marc Olivier Baruch), Retard historique (Alessandro Stanziani), Transition (Jacques Revel), Régime (Gérard Lenclud), Trauma (Sabina Loriga).

Informations pratiques

Date(s)
  • Lundi 18 janvier 2016 - 10:00 - 17:30
Lieu(x)
  • EHESS (salle du conseil B) - 190-198, avenue de France 75013 Paris