La Biennale de Dakar comme projet de coopération et de développement

De

Le 27 juin 2011 à 15h, Iolanda Pensa (doctorante CEAf inscrite en co-tutelle avec DiAP/École Polytechnique de Milan) soutiendra publiquement sa thèse d’anthropologie sociale et d'ethnologie et de gouvernement et planification du territoire :
La Biennale de Dakar comme projet de coopération et de développement.

Directeurs de recherche: Jean-Loup Amselle (Directeur d’étude à l'EHESS) et Rossella Salerno (Directeur d’étude au DiAP/Polytechnique de Milano),

Jury: Elio Grazioli (Professeur à l'université de Bergamo), Tobias Wendl (Professeur à l'Institut d'Histoire de l'Art de l'université Free de Berlin).

Lieu de la soutenance : EHESS, Salle 8, 105 bd Raspail, Paris 6ème

Résumé de la thèse
 : En partant de Dak’Art, la biennale d’art contemporain africain du Sénégal comme terrain d'enquête, ce travail analyse le système de l'art contemporain et, en particulier, la relation entre les arts visuels, les dynamiques spatiales, les politiques culturelles et le marché. Coopération, développement, territoire et représentation sont des notions qui forment la toile de fond de la recherche. L’analyse met en évidence comment la culture est de plus en plus structurée sous forme de « projets » et adopte une rhétorique au service de ses bénéficiaires ou de bénéficiaires hypothétiques ; l'art africain contemporain est une marque (brand) qui se plie aux exigences de l’import-export des produits culturels ; le principal atout d'un événement culturel est son réseau et plus celui-ci est vaste et fragmenté, plus il devient difficile à satisfaire ; l'architecture d'un événement culturel est déterminée par son réseau transfrontalier et international ; les manifestations culturelles font partie d'un paysage et d’un territoire tels qu’ils sont perçus par leur public et leur caractère propre résulte de l'action de facteurs naturels et humains et de leurs interrelations. L'étude observe les biennales en général, les biennales africaines, l’histoire de la Biennale de Dakar, l'art contemporain et son paysage, l'historiographie de l’art contemporain africain, les réseaux de la Biennale de Dakar et la structure « en projet » de la production contemporaine. Le système de l'art contemporain observé à partir de la Biennale de Dakar apparaît fortement influencé par les organismes de financement et donc étroitement lié aux politiques culturelles et à un marché qui ne prévoit pas nécessairement la vente d'œuvres d'art.

Informations pratiques