Soutenance de thèse

Cognitive and non-cognitive skills in developing countries

Résumé

Cette thèse examine le rôle joué par les compétences cognitives et non cognitives dans les pays en développement, selon trois axes : la mesure de ces compétences, leurs rendements salariaux et les déterminants de la confiance interpersonnelle. Le premier chapitre utilise des données de panel provenant de deux cohortes d’individus récipiendaires d'un programme de formation des compétences au Mozambique. Le chapitre fait la comparaison entre deux types de mesures de ces compétences : auto-évaluations et observations d’exercices. Le chapitre montre que les auto-évaluations capturent les traits de personnalité de manière satisfaisante, tandis que les observations d’exercices sont davantage adaptées aux évaluations de programme. Le deuxième chapitre tire profit d’une nouvelle base de données appariées employeurs-employés, représentant le secteur formel au Bangladesh. Le chapitre fournit une analyse de l'importance relative des compétences cognitives et non cognitives dans ce marché du travail et de l'interaction entre ces compétences et la méthode d'embauche (formelle ou informelle, c’est-à-dire par le réseau social) pour la détermination des salaires. Les résultats révèlent des rendements positifs des compétences non cognitives, qui varient selon la voie d'embauche utilisée. Ce chapitre propose également des éléments d’appréciation de la raison pour laquelle les employeurs utiliseraient une méthode d'embauche plutôt qu’une autre en fonction du type de compétences qu'ils jugent important. Le troisième chapitre utilise un choc macroéconomique en Inde, la politique de démonétisation en novembre 2016, et une nouvelle enquête en milieu rural pour identifier de manière causale les déterminants de la confiance interpersonnelle. Les données permettent de contrôler un ensemble de caractéristiques individuelles, en particulier les compétences non cognitives et les capacités cognitives, qui sont susceptibles d'influencer la formation et l’usage des réseaux sociaux et la confiance. Les résultats montrent que les interactions sociales déterminent la confiance, en particulier pour les hommes. De plus, des différences importantes apparaissent entre castes, soulignant la nécessité de la prise en compte de cette stratification sociale en Inde sur ce sujet.

Jury

  • Mme Flore Gubert (Directrice de thèse), IRD
  • M. Christophe Jalil Nordman (Codirecteur), IRD
  • M. Tanguy Bernard, Université de Bordeaux
  • Mme Elise Huillery, Université Paris Dauphine
  • M. Pieter Serneels, University of East Anglia

Informations pratiques

Date(s)
  • Mardi 03 juillet 2018 - 14:00
Lieu(x)
  • Ecole d'Économie de Paris (Paris School of Economics), R1-09, 48 boulevard Jourdan 75014 Paris