Soutenance HDR

Contributions à la sociologie des systèmes publics de recherche et Sociologie de l'institutionnalisation de l'interdisciplinarité

Résumé

De plus en plus d’études s’accordent à reconnaître dans la métaphore un instrument de la pensée, plutôt qu’une figure de style. En particulier, les métaphores les plus communes et les plus répétées, celles qui font partie du langage quotidien, structurent l’appréhension du monde des membres des communautés linguistiques qui les utilisent. Bien que nous n’ayons pas accès au langage quotidien des anciens Grecs, les textes contiennent un corpus de métaphores récurrentes, extrêmement répandues, qui utilisent la terminologie botanique pour parler des êtres humains. Cette thèse vise à montrer en quoi ces métaphores végétales ont constitué une manière, culturellement déterminée, d’appréhender plusieurs facettes de la vie humaine : le corps et le fonctionnement de humeurs en son sein ; la forme visible de la personne, la manifestation des émotions et celle de la χάρις ; l’innéité ; les rapports de parenté et notamment celui de filiation ; l’identité citoyenne. Centré sur les textes poétiques composés en Grèce entre le VIIIe et le Ve siècle avant notre ère, ce travail convoque tour à tour les écrits médicaux et philosophiques, les représentations religieuses et les mythes de métamorphose, afin d’inscrire les métaphores botaniques étudiées dans des réseaux conceptuels faisant partie du savoir partagé.

Jury

  • M. Michel Grossetti (Garante), EHESS
  • M. Michel Dubois, CNRS
  • M. André Grelon, EHESS
  • M. David Pontille, CNRS
  • M. Dominique Vinck, Université de Lausanne (Suisse)

Informations pratiques

Date(s)
  • Lundi 23 octobre 2017 - 14:00
Lieu(x)
  • EHESS (Salle 8) – 105 boulevard Raspail 75006 Paris