Soutenance de thèse

Une défense du quasi-réalisme épistémique

Résumé

Dans cette thèse je propose une défense du quasi-réalisme à propos des normes de la croyance. Je situe les principales théories métaéthiques de la croyance par rapport au problème du relativisme métaéthique, c’est-à-dire de la question de savoir si les jugements normatifs à propos de la croyance doivent être dits vrais en un sens relatif ou non. J’examine les défenses possibles du relativisme métaéthique à propos de la croyance puis celles des théories non-relativistes. J’envisage diverses formes de réalismes qui affirment que certains jugements normatifs à propos de la croyance sont vrais parce qu’il existe des faits normatifs substantiels. Après avoir montré les limites de ces théories, je développe plusieurs réponses expressivistes au relativisme pour enfin défendre une réponse quasi-réaliste. La réponse quasi-réaliste au relativisme que je propose affirme deux choses. Premièrement, que l’aptitude à la vérité est conférée aux jugements normatifs parce qu’elle est requise pour que ces jugements permettent la régulation de nos attitudes aussi bien dans la réflexion individuelle que dans la discussion collective. Deuxièmement, que la vérité que nous attribuons aux jugements normatifs est une vérité absolue.

Jury

  • M. Pascal Engel (Directeur de thèse), EHESS
  • M. Jérôme Dokic, EHESS
  • M. Laurent Jaffro, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • M. Daniel Laurier, Université de Montréal
  • Mme Joëlle Proust, CNRS

Informations pratiques

Date(s)
  • Jeudi 23 mai 2019 - 13:00
Lieu(x)
  • EHESS (salle Maurice et Denys Lombard), 96 boulevard Raspail 75006 Paris