Soutenance de thèse

Ecrire une histoire de l'art taïwanais, une entreprise politique controversée

De Jye-Ni Tsay - Centre Norbert Élias - CNE
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De Jye-Ni Tsay - Campus EHESS Marseille

Résumé

Ayant été marquée au XXe siècle par deux colonisations successives, japonaise et chinoise, l’île de Taïwan est aujourd’hui connue à la fois pour la menace chinoise à l’égard de indépendance de facto et pour son mouvement d’affirmation nationale. Cette île est, ainsi, un laboratoire idéal pour mener des débats sur l’hégémonie culturelle, la colonisation, le nationalisme, etc. Profitant de la subtilité des arts visuels, cette thèse aborde les expressions et les stratégies des acteurs de ce domaine telles qu’elles s’articulent autour de la question identitaire.    Sur la période étudiée, soit une centaine d’années environ, le choix du langage esthétique, l’interprétation de l’autonomie de l’art, les hégémonies superposées, les traumatismes et les mémoires collectifs, le mouvement au nom de l’indigénisation, ainsi que l’occidentalisation et la mondialisation forment, ensemble, des ressources importantes pour les actions concernées, soit pour la résistance à la colonisation et au nationalisme officiels, soit pour l’action coloniale et la résistance à la transition identitaire. L’analyse des relations triangulaires entre la sinité, la taïwanité et l’occidentalité, dans ce domaine, favorise notre discussion qui revisite l’idée reçue sur l’hégémonie.

Jury

  • M. Emmanuel Pedler (Directeur de thèse), EHESS
  • Mme Fiorella Allio, CNRS
  • Mme Marie-Sylvie Poli, Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse
  • M. Gaspard Salatko, Ecole supérieure d’art d’Avignon
  • M. Jean-Christophe Sevin, IUT d’Avignon
  • M. Eric Triquet, Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse

 

Informations pratiques

Date(s)
  • Jeudi 28 mars 2019 - 14:30
Lieu(x)
  • EHESS Marseille (salle A), 2e étage, Centre de la Vieille Charité, 2 rue de la Charité, 13002 Marseille