Soutenance de thèse

Genre, pouvoir et relations marchandes dans une société coloniale multiculturelle. Nouvelle-Néerlande, New York (1630-1730)

Résumé

L’industrie chimique française est une industrie qui apparait alanguie au début du siècle et distancée par l’Allemagne. Elle connait cependant une croissance, plus lente, et un certain nombre de transformations notamment au point de vue de la recherche. Elle croît à l’ombre d’un système d’ententes généralisée et du dur labeur des ouvriers. Quand la guerre éclate en 1914, elle est mal préparée et doit effectuer une transformation rapide. Sa montée en puissance se fait grâce à un effort d’outillage et un développement du travail intensif où les travailleurs coloniaux paie un cher prix. Les approvisionnements anglais et américains sont essentiels pour sa production. La guerre terminée l’industrie chimique française doit se reconvertir. Elle pense, avec l’aide des pouvoirs publics, le faire grâce au Traité de Versailles. Cependant la crise de 1920-1921 montre les fragilités de cette industrie. Le retour à la croissance entre 1922 et 1929 s’accompagne à partir de 1925 d’une concurrence accrue de la part de l’Allemagne qui a rationnalisé ses structures. La croissance se fait principalement sur le marché national. En fin de période, la recherche scientifique commence à s’organiser au sein des entreprises. Toutefois la transformation capitalistique c’est imparfaitement faite. Le secteur reste dispersé et continue d’employer une forte main d’œuvre immigrée, seule capable d’accepter les tâches les plus dures.

Jury

  • M. François Weil (Directeur de thèse), EHESS
  • M. Willem Frijhoff, Université Erasme de Rotterdam (Pays Bas)
  • M. François-Joseph Ruggiu, Université Paris-Sorbonne
  • Mme Sylvie Steinberg, EHESS
  • M. Bertrand Van Ruymbeke, Université Vincennes Saint-Denis Paris 8

 

Informations pratiques

Date(s)
  • Samedi 2 décembre 2017 - 09:00
Lieu(x)
  • EHESS (salles 7 et 8), 105 boulevard Raspail 75006 Paris