Soutenance de thèse

Les pratiques culturelles des Libanais à l'ère numérique : une question d'identité

Résumé

En partant de la question : que consomment les Libanais en matière culturelle dans leur temps libre ? Cette thèse s'appuie sur l'idée de l'existence d'une relation entre la structure de la société et les pratiques culturelles, développée à partir de la théorie de la légitimité culturelle de Pierre Bourdieu. La structure hybride de la société, concept emprunté à Melhem Chaoul, constitue la spécificité du contexte libanais : le fait qu'il s'agisse d'un pays francophone, multiculturel et à diaspora importante, ainsi que la diffusion contemporaine des pratiques numériques amènent à s'interroger sur la définition de l'identité culturelle. Forger le concept de « degré d'adhérence culturelle » s'impose afin d'y répondre. A partir d'une enquête par questionnaire auprès de 1200 enquêtés au Liban et 120 enquêtés en France, et de 36 entretiens, l'étude montre que les jeunes, par opposition aux plus âgés, s'orientent plus vers la culture occidentale et les pratiques numériques. Les plus instruits consomment simultanément des biens culturels libanais et occidentaux. En fait, la consommation des biens culturels occidentaux est facilitée par le trilinguisme, que maîtrisent presque la moitié des Libanais. Il est apparu aussi que l'inégalité régionale de l'offre culturelle n'est pas l'homologue d'une inégalité régionale des pratiques culturelles. L'engagement religieux et la position dans le cycle de vie influencent les pratiques culturelles.

Jury

  • M. Jean-Louis Fabiani (Directeur de thèse), EHESS
  • M. Vincenzo Cicchelli, Université Paris Descartes
  • M. Phillippe Coulangeon, CNRS
  • Mme Sylvie Octobre, DEPS - Ministère de la Culture
  • M. Bruno Pequignot, Université Paris Sorbonne Nouvelle Paris 3

Informations pratiques

Date(s)
  • Vendredi 22 décembre 2017 - 14:00
Lieu(x)
  • EHESS (salle 8), 105 boulevard Raspail 75006 Paris