Soutenance de thèse

Les principes de la connaissance.

Résumé

La thèse concerne le problème de la curiosité naturelle. La première partie clarifie la notion biologique d’instinct et abstrait dix-sept propriétés observables définissant l’instinct et permettant l’étude empirique de systèmes instinctifs en laboratoire. La seconde partie clarifie le problème de la curiosité naturelle, expose celui de l’intelligence humaine et détaille l’évolution du comportement exploratoire au cours de la phylogénie. La notion d’instinct est appliquée à la description de l’acquisition de connaissances chez l’homme. Les conséquences théoriques de cette application sont détaillées.  La logique de la curiosité est examinée aux niveaux philosophique, historique, psychologique, biologique et mathématique. Un modèle formel de l’acquisition de connaissances est proposé. La relation entre apprentissage et conflit cognitif est soulignée. Le paradoxe de l’intelligence est décrit formellement. Des pistes théoriques sont proposées pour faciliter l’étude de la relation entre sens et connaissance. La troisième partie clarifie le problème de la satisfaction de la curiosité naturelle et déploie les conséquences théoriques d’une série d’expériences menée en Europe sur le problème des émotions esthétiques. L’hypothèse selon laquelle les émotions esthétiques correspondraient à une satisfaction de la curiosité naturelle est examinée aux niveaux biologique et psychologique. Le cas particulier de la relation entre température et cognition observable dans le cas des frissons non-thermorégulateurs est discuté et une série d’hypothèses physiques et biologiques sont proposées. Un modèle formel de la fluence de traitement est introduit pour faciliter son étude empirique. Une description mathématique du frisson psychogénique est proposée. Une description mathématique de la tension narrative est proposée. En annexe sont détaillés les résultats d’une série de cinq études psychophysiologiques concernant les frissons psychogéniques. Ces cinq études ont été répliquées avec succès trois fois sur deux populations européennes distinctes. Les résultats démontrent notamment que l’incohérence inhibe les frissons psychogéniques positifs.

Jury

  • M. Jean-Marie Schaeffer (Directeur de thèse), EHESS
  • M. Alexis Chaine, Chargé de recherche au CNRS
  • M. Gerald Cupchik, University of Toronto
  • M. Jérôme Dokic, EHESS
  • M. Pierre Livet, Université d’Aix-Marseille
  • M. Jérôme Sackur, EHESS
  • Mme Catherine Thomas-Anterion, Observatoire B2V des Mémoires

Informations pratiques

Date(s)
  • Mercredi 21 juin 2017 - 14:00
Lieu(x)
  • EHESS (Salle 13), 105 boulevard Raspail 75006 Paris