Soutenance de thèse

Qualité de l'éducation en Afrique subsaharienne

 

Résumé

Cette thèse de doctorat aborde ces questions dans le contexte de l’Afrique subsaharienne. Je commence par souligner des différences internationales dans la qualité de l’enseignement primaire. Identifier le lien entre la scolarisation et les résultats scolaires nécessite une méthodologie spécifique. Je m’intéresse ensuite à l’explication de ces différences. Les pays étudiés ont une histoire coloniale forte, qui a laissé des empreintes durables dans de nombreuses institutions, et dans des pans entiers de la vie publique, notamment dans les systèmes éducatifs. Cette thèse vise également à étudier comment les différences dans les systèmes éducatifs (de l’équipement à la formation des enseignants en passant par les pratiques éducatives) affectent les performances des élèves. La dernière partie de cette étude explore un levier spécifique lié au temps scolaire dans la formation des compétences. Les trois chapitres suivent une progression naturelle, abordant la question de manière graduellement plus resserrée. Le premier chapitre examine la qualité de l’enseignement primaire dans une perspective globale, en étudiant des cohortes nées depuis les indépendances jusqu’aux années 1990 dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne. Les systèmes éducatifs francophones sont plus élitistes mais offrent aux élèves de meilleures compétences en mathématiques comme en langues. Le deuxième chapitre se concentre sur le cas particulier du Cameroun. Il exploite la partition du pays entre les empires français et britannique pour étudier comment les différences dans les systèmes scolaires se traduisent par des différences dans les résultats des élèves. La meilleure performance des systèmes scolaires francophones est confirmée par cette étude et aussi mieux expliquée : le sous-système francophone semble mieux à même d’enseigner des compétences mathématiques très formelles. Le troisième chapitre étudie l’impact d’un facteur spécifique sur la progression des élèves, les précipitations pendant l’année scolaire, et montre que la pluie pendant l’année scolaire affecte négativement les résultats, ce qui suggère que ces perturbations dans les horaires d’enseignement devraient être prises en compte par les gouvernements.

Jury

  • M. Denis Cogneau (Directeur de thèse), EHESS
  • M. Luc Behaghel, INRA
  • Mme Isabelle Chort, Université de Pau et des Pays de l’Adour
  • M. Paul Glewwe, University of Minnesota
  • Mme Isabel Günther, Swiss Federal Institute of Technologie Zurich

Informations pratiques

Date(s)
  • Vendredi 30 août 2019 - 16:00
Lieu(x)
  • Ecole d'Économie de Paris (Paris School of Economics), salle R1-09, 48 boulevard Jourdan 75014 Paris