Soutenance de thèse

Trajectoires scolaires et choix professionnels des étudiants du Kérala (Inde) : médecin ou ingénieur, sinon rien

Résumé

En 2001, l’ouverture de l’enseignement supérieur aux acteurs privés par le gouvernement kéralais autorisant la mise en place d’institutions autofinancées contrôlées par des groupes de caste ou des communautés religieuses, en particulier dans les domaines des technologies et de la santé, s’est rapidement traduite par une prolifération des établissements universitaires privés. Les études d’ingénieur et de médecine, incarnations de la réussite professionnelle et du prestige social, attirent alors un nombre croissant d’aspirants tout en libérant un espace conséquent au sein des disciplines plus traditionnelles offertes dans les Arts and Science Colleges (sciences sociales, sciences, langues, commerce).  Bien que les développements de l’offre d’enseignement supérieur aient considérablement augmenté la part de détenteurs de titres universitaires dans la population, l’accès aux filières les plus convoitées et aux institutions prestigieuses apparaît très inégalement réparti en fonction de l’origine sociale.  Notre recherche vise alors à rendre compte de ces inégalités en identifiant le rôle déterminant de certains facteurs. Nous nous penchons notamment sur les effets des modalités de recrutement et de fonctionnement des établissements d’enseignement supérieur dans le contexte d’une offre scolaire dominée par des institutions privées contrôlées par des groupes communautaires ainsi que sur les stratégies éducatives des étudiants et de leurs familles. Enfin, nous examinons la traduction des diplômes universitaires en carrières professionnelles et la rentabilité différenciée des titres scolaires.  Nous sollicitons, à cette fin, la considération de la caste et de la classe en insistant sur le rôle majeur des capitaux découlant de l’appartenance à ces groupes. Il s’agit alors, dans cet effort, de situer notre travail au cœur des débats portant sur le poids respectif de ces deux institutions dans le cadre d’une reproduction sociale de plus en plus médiatisée par l’école.

Jury

  • M. Roland Lardinois (Directeur de thèse), CNRS
  • M. Charles Gadéa, Université Paris Nanterre
  • Mme Caterina Guenzi, EHESS
  • Mme Odile Henry, Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis
  • Mme Aminah Mohammad-Arif, CNRS
  • Mme Marie-Hélène Zérah, IRD
  • M. Francis Zimmermann, EHESS

Informations pratiques

Date(s)
  • Mardi 28 juin 2022 - 14:00
Lieu(x)
  • Les personnes qui souhaitent assister à la soutenance sont invitées à se rapprocher du candidat.