Parcours pédagogique du Master Histoire

Maquette de scolarité

La formation du master histoire articule un cursus commun à un parcours individualisé établi entre l’étudiant.e et son tuteur/sa tutrice. Au terme de deux années, elle délivre un diplôme de master en sciences humaines et sociales, mention histoire (120 ECTS).

Le parcours pédagogique inclut :

  • Des cours de méthodologie et des ateliers qui forment à la discipline historique, ses techniques de recherche documentaire, ses méthodes d’exploitation des sources et ses débats théoriques.
  • Des initiations à des domaines de recherche, qui servent d’introduction à des champs historiographiques.
  • Des séminaires, qui permettent de participer d’emblée au monde de la recherche historique et à ses débats les plus actuels (liste consultable en cliquant içi).
  • La construction progressive d’un travail de recherche personnelle encadré individuellement, depuis la conception du sujet jusqu’à la réalisation d’un mémoire. Ce mémoire de master est au cœur du travail de formation. Il vient sanctionner l’apprentissage de la construction d’un objet de recherche, sa validation par une enquête historiographique et documentaire rigoureuse, et son inscription dans un cadre analytique et conceptuel, dans un texte soigneusement rédigé en français. Ce travail se fait sous la direction personnelle et suivie d’un.e tuteur/tutrice sur deux années.

Voir la liste des enseignants-chercheurs habilités à diriger des étudiants de master

À compter de la rentrée universitaire 2019/2020, la formation au sein du master mention Histoire est organisée sous la forme de parcours, formant des ensembles cohérents d'unités d'enseignement et organisant des progressions pédagogiques adaptées, au regard des finalités du diplôme. Les parcours sont constitués d'unités d'enseignement capitalisables*, obligatoires/optionnelles/libres.

Les deux parcours du master mention Histoire sont :

Ce parcours, ouvert à des étudiants travaillant sur toutes les périodes de l’histoire, entend leur offrir une formation exigeante, tournée vers l’initiation à la recherche et fondée sur l’appartenance de l’histoire aux sciences sociales. Cette formation développera une approche réflexive et critique sur la construction des objets de la recherche ainsi que sur les périodisations et découpages traditionnels. Les étudiants seront donc introduits aux principaux débats épistémologiques et historiographiques de la discipline, invités à penser la recherche comme une opération savante elle-même historiquement située, et initiés aux autres sciences sociales. Les séminaires obligatoires communs à tous les étudiants du parcours les amèneront à envisager les « frontières de l’histoire », en particulier ses relations avec les autres disciplines (sociologie, anthropologie, etc.). Les étudiants devront par ailleurs valider des séminaires dans une autre discipline. Parallèlement, des enseignements spécialisés (langues anciennes, épigraphie, paléographie, statistiques, etc.) leur feront acquérir les techniques et méthodologiques indispensables à certains domaines historiques.

Au sein du paysage universitaire français, l’EHESS se distingue par le fait qu’elle réunit des enseignants-chercheurs et des chercheurs en sciences sociales qui travaillent sur l’ensemble du monde. Ce dispositif de recherche sans pareil influe sur la façon dont les historiens y font de l’histoire tant il incite au décentrement et à la réflexivité. S’appuyant notamment sur l’ensemble des centres « aires culturelles » de l’EHESS, ce parcours s’adresse en particulier aux étudiants qui souhaitent se former dans la discipline historique tout en choisissant une spécialisation territoriale, qu’il s’agisse d’un pays, d’un empire, d’un continent, d’un hémisphère, etc. Il vise à donner aux étudiants les moyens d’acquérir les compétences particulières qui sont nécessaire pour travailler comme chercheur sur un ou plusieurs autres territoires que son pays de résidence : apprentissage d’une ou plusieurs langues, maîtrise de traditions épistémologiques et historiographiques différentes, compréhension du fonctionnement d’autres milieux universitaires, élaboration de savoir-faire pour obtenir et collecter des informations dans des contextes politiques et culturels éloignés, etc. Conjointement avec cette spécialisation territoriale, le parcours cherche à initier les étudiants à toutes les approches nouvelles qui permettent de penser des phénomènes se déployant à différentes échelles d’analyse et de décloisonner les recherches sur les différentes parties du monde.

Le descriptif détaillé des attendus pédagogiques de chaque parcours sera consultable dans notre brochure 2019/2020 disponible sur cette même page début septembre. La nouvelle offre de formation de la mention sera présentée lors de la journée de rentrée du master Histoire le 17 octobre prochain à Paris (présence obligatoire de l’ensemble des inscrits de la mention, M1 et M2).

Tous les sujets de recherche sont possibles, et tous les contrats pédagogiques sont individualisés et comprennent une ou deux UE de tronc commun en fonction du niveau (une UE obligatoire "de parcours" et/ou une UE obligatoire "de mention"). Mais le master Histoire propose aussi, pour certaines thématiques, des spécialités :

 

Enfin, cette formation peut se faire dans le cadre de cursus internationaux aboutissant à un double diplôme.